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Tome II.
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ACTE I, SCÈNE V.

MONSIEUR DE SOTENYILI.E.

Prenez bien garde, au moins; car, entre gentilshommes,ce sont des choses chatouilleuses ; et il n'est pas questiond'aller faire ici un pas de clerc.

GEORCE DANDIN.

Je ne vous ai rien dit, vous dis-je, qui ne soit véritable.

MONSIEUR DE SOTENVII.LE.

M'amour, allez-vous-en parler à votre fille, tandis qu'avecmon gendre j'irai parler à l'homme.

. MADAME DE SOTENVILLE.

Se pourrait-il, mon fils, qu’elle s'oubliât de la sorte, aprèsle sage exemple que vous savez vous-méme que je lui aidonné?

MONSIEUR DE SOTENVILLE.

Nous allons éclaircir l'affaire. Suivez-moi, mon gendre, etne vous mettez pas eu peine. Vous verrez de quel bois nousnous chauffons, lorsqu'on s'attaque à ceux qui nous peuventappartenir.

GEORGE DANDIN.

Le voici qui vient vers nous.

SCÈNE V.

monsieur de SOTENVILLE, CLITANDRE, GEORGE

DANDIN.

MONSIEUR DE SOTENVILLE.

Monsieur, suis-je connu de vous?

CLITANDRE.

Non pas, que je sache, Monsieur.

MONSIEUR DE SOTENVILLE.

Je m'appelle le baron de Sotenville.

CLITANDRE.

Je m'en réjouis fort. '

MONSIEUR DE SOTENVILLE.

Mon nom est connu à la cour, et j'eus l’honneur, dans majeunesse, de me signaler des premiers à l’arrière-ban deNancy (1).

CLITANDRE.

A la bonne heure.

(1) L'arrière-ban était la convocation qu’un souverain faisait autrefois detoute la noblesse de. scs États, pour marcher contre ses ennemis.