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Tome II.
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GEORGE DANDIN.

LURIN, cherchant Claudine.

Claudine! où est-ce que tu es?

SCÈNE III.

ANGÉLIQUE , CL1TANDRE, CLAUDINE, assis au fond du

théâtre; GEORGE DANDIN, à moitié déshabillé; LURIN.

GEORGE DANDIN, à part.

J'ai entendu descendre ma femme, et je me suis vile habillépour descendre après elle. Où peut-elle être allée? Serait-ellesortie ?

LUBIN, cherchant Claudine, et prenant Gootrc Dandin pour Claudine.

Où es-tu donc, Claudine ? Ah ! te voilà. Par ma foi, tonmaître est plaisamment attrapé ; et je trouve ceci aussi drôleque les coups de bâton de tantôt, dont On m'à fait récit. Tamaîtresse dit qu’il ronde, à cette heure, comme tous les dian-tres; et il ne sait pas que Monsieur le vicomte et elle sontensemble, pendant qu’il dort. Je voudrais bien savoir quelsonge il fait maintenant. Cela est tout à fait risible. De quois’avise-t-il aussi, d’être jaloux de sa femme, et de vouloirqu’elle soit à lui tout seul? C’est un impertinent, et Monsieurle vicomte lui fait trop d’honneur. Tu ne dis mot, Claudine?Allons, suivons-les; et me donne la pelite menotte, que je labaise. Ah ! que cela est doux ! 11 me semble que je mange desconfitures. ( A George Dandin, qu’il prend toujours pour Claudine,et qui le repousse rudement) Tudieu ! comme vous y allez !voilà une petite menotte qui est un peu bien rude.

GEORGE DANDIN.

Qui va là ?

LUBIN.

Personne.

GEORGE DANDIN.

Il fuit, et me laisse informé de la nouvelle perfidie de macoquine. Allons, il faut que, sans tarder, j’envoie appeler sonpère et sa mère, et que cette aventure me serve à me faireséparer d’elle. Ilolà ! Colin ! Colin !

SCÈNE IV.

ANGÉLIQUE, CLITANDIIE, CLAUDINE, LUBIN, assis aufond du théâtre; GEORGE DANDIN, COLIN.

Monsieur 1

COLIN, h la fenêtre.