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GEOBGE DANDIN.
perpétuels que vous concevez contre moi. Lorsqu’on me trou-vera morte, il n’y aura personne qui mette en doute que cene soit vous qui m'aurez tuée; et mes parents ne sont pasgens, assurément, à laisser cette mort impunie, et ils en fe-ront, sur votre personne, toute la punition que leur pour-ront offrir et les poursuites de la justice et la chaleur de leurressentiment. C’est par là que je trouverai moyen de me ven-ger de vous; et je ne suis pas la première qui ait su recourirà de pareilles vengeances, qui n’ait point fait difficulté de sedonner la mort, pour perdre ceux qui ont la cruauté de nouspousser à la dernière extrémité.
GEORGE DANDIN.
Je suis votre valet. On ne s’avise plus de se tuer soi-méme,et la mode en est passée il y a longtemps.
ANGÉLIQUE.
C’est une chose dont vous pouvez vous tenir siir; et sivous persistez dans votre refus, si vous ne me faites ouvrir,je vous jure que, tout à l’heure, je vais vous faire voir jus-qu'où peut aller la résolution d’une personne qu’on met audésespoir.
GEORGE UANUIN.
Ragalelles, bagatelles. C’est pour me faire peur.
ANGÉLIQUE.
Eh bien! puisqu’il le faut, voici qui nous contentera tousdeux, cl montrera si je me moque. (Après avoir fait semblantde sc tuer.) Ah! c’en est fait. Fasse le ciel que ma mort soitvengée comme je le souhaite, et que celui qui en est la causereçoive un juste châtiment de la dureté qu’il a eue pour moi!
GEORGE DANDIN.
Ouais! serait-elle si malicieuse que de s’être tuée pourme faire pendre ! Prenons un bout de chandelle pour allervoir.
SCÈNE IX.
ANGÉLIQUE, CLAUDINE.
ANGÉLIQUE, à Claudine.
S t.Paix! Rangeons-nous chacune immédiatement contreun des côtés de la porte.