Band 
Tome II.
Seite
291
JPEG-Download
 

291

ACTE I, SCÈNE VI.

MONSIEUR I)E POURCEAUCNAC.

C'était lin repas bien troussé.

ÉIIASTE.

Sans doute.

MONSIEUR DE POURCEAUCNAC.

Vous vîtes donc aussi la querelle que j’eus avec ce gentil-homme périgordin ?

ÉRASTE.

Oui.

MONSIEUR DE l’OUHCEAUCNAC.

Parbleu ! il trouva à qui parier.

ÉRASTE.

Ali! ah!

MONSIEUR DE POURCEAUCNAC.

11 me donna un soufflet ; mais je lui dis bien son fait.ÉRASTE.

Assurément. Au reste, je ne prétends pas que vous pre-niez d’autre logis que le mien.

MONSIEUR DE POURCEAUCNAC.

Je n’ai garde de...

ÉRASTE.

Vous moquez-vous? Je ne souffrirai point du tout que monmeilleur ami soit autre part que dans ma maison.

MONSIEUR DE POURCEAUCNAC.

Ce serait vous...

ÉRASTE.

Non. Vous avez beau faire, vous logerez chez moi.

SRIUG.INI , il M. (le Ponrceaugnac.

Puisqu’il le veut obstinément, je vous conseille d’accepterl’offre.

ÉRASTE.

Où sont vos liardes?

MONSIEUR DE POURCEAUCNAC.

Je les ai laissées, avec mon valet, où je suis descendu.

ÉRASTE.

Envoyons-lcs quérir par quelqu'un.

MONSIEUR 1)E POURCEAUCNAC.

Non. Je lui ai défendu de bouger, à moins que j’y fussemoi-même, de peur de quelque fourberie.

SBHICANr.

C’est prudemment avisé.

MONSIEUR DE POURCEAUCNAC.

Ce pays-ci est un peu sujet à caution.

ÉIIASTE.

On voit les gens d’esprit en tout.