Band 
Tome II.
Seite
292
JPEG-Download
 

292

M. DE POURCEAUGNAC.

SRRIGANI.

Je vais accompagner Monsieur, et le ramènerai oii vousvoudrez.

ÉRASTE.

Oui. Je serai bien aise de donner quelques ordres, et vousn’avez qu’à revenir à cette maison-là.

SRRIGANI.

Nous sommes à vous tout à l’heure.

ÉRASTE, h M. de Pourccaugnac.

Je vous attends avec impatience.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, h Sbrignni.

Voilà une connaissance où je ne m’attendais point,

SRRIGANI.

II a la mine d'être honnête homme.

ÉRASTE, seul.

Ma foi, monsieur de Pourccaugnac, nous vous en donne-rons de toutes les façons : les choses sont préparées, et jen'ai qu’à frapper. Holà!

SCÈNE VII.

ÉRASTE, UN APOTHICAIRE.

ÉRASTE.

Je crois, Monsieur, que vous êtes le médecin à qui l'on estvenu parler de ma part?

l'apothicaire.

Non, Monsieur; ce n’est pas moi qui suis le médecin; àmoi n'appartient pas cet honneur, et je ne suis qu’apothi-caire ; apothicaire indigne pour vous servir.

ÉRASTE.

Et monsieur le médecin est-il à la maison?

l'apothicaire.

Oui. Il est là embarrassé à expédier quelques malades ; etje vais lui dire que vous êtes ici.

ÉRASTE.

Non : ne bougez; j’attendrai qu’il ait fait. C’est pour luimettre entre les mains certain parent que nous avons, donton lui a parlé, et qui se trouve attaqué de quelque folie, quenous serions bien aise qu’il pût guérir avant que de le marier.l'apothicaire.

Je sais ce que c’est, je sais ce que c’est; et j etais avec luiquand on lui a parlé de cette affaire. Ma foi, ma foi, vous nepouviez pas vous adresser à un médecin plus habile. C’est