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Tome II.
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M. DE POURCEAUGNAC.

prend soin comme dos siens; il les traite et gouverne à safantaisie, sans que je nie, mile de rien; et, le plus, souvent,quand je reviens de la ville, je 6uis tout étonné que je lestrouve saignés ou purgés par son ordre.

ÉllASTE.

Voilà les soins les plus obligeants du monde.

LAPOTIIICAIRE.

Le voici, le voici, le voici qui vient.

SCÈNE VIII.

ÉKASTE, PREMIER MÉDECIN, UN APOTIHCURE,

UN PAYSAN , UNE PAYSANNE.

LE PAYS AN, au médecin.

Monsieur, il n’en peut plus; et il dit qu'il seul dansla têteles plus grandes douleurs du inonde.

PREMIER MÉDECIN.

Le malade est un sot ; d'autant (dus que, dans la maladiedont il est attaqué, ce n’est pas la tête, selon Galien, maisla rate, qui lui doit faire mal.

I.E PAYSAN.

Quoi que c'en soit, Monsieur, il a toujours, avec cela,son cours de ventre depuis six mois.

PREMIER MÉDECIN.

lion! c'est signe que le dedans se dégage. Je lirai visiterdans deux ou trois jours ; mais, s’il mourait avant ce temps-là, ne manque/, pas de m’en donner avis; car il n'est pasde la civilité qu’un médecin visite un mort.

L\ PAYSANNE, au médecin.

Mon |>ère, Monsieur, est. toujours malade de plus en plus.

PREMIER MÉOECIN.

Ce u'est pas ma faute. Je luidoime des remèdes : que neg prit-il? Combien a-t-il été saigné de fois?

I.Y PAYSANNE.

Quinze, Monsieur, depuis vingt jours.

PREMIER MÉOECIN.

Quinze fois saigné?

LA PAYSANNE.

Oui.

PREMIER MÉOECIN.

Et il ne guéri! point?

IA PAYSANNE.

Non, Monsieur.