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Tome II.
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ACTE I, SCÈNE XI.

PREMIER MÉDECIN.

Allons, des sièges.

(Des laquais entrent et donnent des sièges.)MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, h part.

Voilà, pour un jeune homme, des domestiques bien lu-gubres.

PREMIER MÉDECIN.

Allons, Monsieur; prenez votre place, Monsieur.

(Les deux médecins fout asseoir monsieur de Pourceaugnac entreeux deux.)

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, s'asseyant.

Votre très humble valet. ( Les deux médecins lui prenant cha-cun une main pour lui tâter le pouls.) Que veut dire Cela?PREMIER MÉDECIN.

Mangez-vous bien, Monsieur.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

Oui, et bois encore mieux.

PREMIER MÉDECIN.

Tant pis. Celte grande appétition du froid et de l'humideest une indication de la chaleur et sécheresse qui est au de-dans. Donnez-vous fort?

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

Oui, quand j'ai bien soupé.

PREMIER MÉDECIN.

Faites-vous des songes ?

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC,

Quelquefois.

PREMIER MÉDECIN.

De quelle nature sont-ils?

MONSIEUR IlE POURCEAUGNAC.

De la nature des songes. Quelle diable de conversationest-ce là?

PREMIER MÉDECIN.

Vos déjections, comment sont-elles? .

MONSIEUR nE POURCEAUGNAC:

Ma foi, je ne comprends rien à toutes ces questions-, et jeveux plutôt boire un coup.

PREMIER MÉDECIN.

IJn peu de patience : nous allons raisonner sur votre af-faire devant vous; et nous le ferons en français, pour êtreplus intelligibles.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

Quel grand raisonnement faut-il pour manger un morceau?

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