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Tome II.
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M. DE POURCEAUGNAC.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

Mon Dieu ! il ne faut point tant de cérémonies ; et je neviens pas ici pour incommoder.

PREMIER MÉDECIN.

Un tel emploi ne me donne que de la joie.

ÉRASTE, nu médecin.

Voilà toujours dix pistoles d’avance, en attendant ce quej’ai promis.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

Non, s'il vous plaît ; je n’entends pas que vous fassiez dedépense, et que vous envoyiez rien acheter pour moi.

ÉRASTE.

Mon Dieu ! laissez faire ; ce n’est pas pour ce que vouspensez.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

Je vous demande de ne me traiter qu’eu ami.

ÉRASTE.

C’est ce que je veux faire, (nas, nu médecin.) Je vous recom-mande surtout de ne le point laisser sortir de vos mains; carparfois, il veut s'échapper.

PREMIER MÉDECIN.

Ne vous mettez pas en peine.

ÉRASTE, à monsieur de Pourcenugnac.

Je vous prie de m’excuser de l’incivilité que je commets.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

Vous vous moquez ; et c’est trop de grâceque vous me faites.

SCÈNE XI.

Monsieur DE POURCEAUGNAC, premier médecin,

SECOND MÉDECIN , UN APOTHICAIRE.

PREMIER MÉDECIN.

Ce m’est beaucoup d’honneur, Monsieur, d’être choisipour vous rendre service.

MONSIEUR I1F, POURCEAUGNAC.

Je suis votre serviteur.

PREMIER MÉDECIN.

Voici un habile homme, mon confrère, avec lequel je vaisconsulter la manière dont nous vous traiterons.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

11 ne faut point tant de façons, vous dis-je; et je suishomme à me contenter de l’ordinaire.