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Tome II.
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ACTE II, SCÈNE IV. 3J.1

MONSIEUR [IF. POURCEAUGNAC.

J'ai l'odorat et l'imagination tout remplis de cela; et il mesemble toujours que je vois une douzaine de lavements quime couchent en joue.

SBRIGANI.

Voilà une méchanceté bien grande! et les hommes sontbien traîtres et scélérats!

MONSIEUR I)E POURCEAUGNAC.

Enseigncz-moi, de grâce, le logis de monsieur Oronlc;je suis bien aise d’y aller tout à l'heure.

SBRICANI.

Ah! ah! vous êtes doncdccomplexion amoureuse? Et vousavez ouï parler que ce monsieur Oronte a une fille...?

MONSIEUR nE POURCEAUGNAC.

Oui, je viens l'épouser.

SBRICANI.

L'é... l’épouser?

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

Oui..

SBRIGANI.

En mariage?

MONSIEUR DE POURCEAUCNAC.

De quelle façon donc?

SBRIGANI.

Ah ! c'est une autre chose ; et je vous demande pardon.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

SBRICANI.

Rien.

MONSIEUR DE POURCEAUCNAC.

Mais encore?

SBRIGANI.

Rien, vous dis-je. J'ai un peu parlé trop vite.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

Je vous prie de me dire ce qu’il y a là-dessous.

SBRIGANI.

Non, cela n’est pas nécessaire.

MONSIEUR DE POURCEAUCNAC.

De grâce.

SBRIGANI.

Point : je vous prie de m’en dispenser.

MONSIEUR DE POURCTAUCNAC.

Est-ce que vous n’étes pas de mes amis ?

SBRIGANI.

Si fait ; on ne peut pas l'être davantage.