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Tome II.
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H. DE POURCEAUGNAC.

ORONTE.

Doucement, ma fille, doucement.

MONSIEUR I)E POURCEAUGNAC , à part.

Tudieu ! quelle galante ! comme elle prend fen d'abord !

* ORONTE.

Je voudrais bien savoir, monsieur de Pourceaugnac, parquelle raison vous venez...

JOLIE s'approche (le .M. de Pourceaugnac, le regarde il'uu air lan-guissant, et lui veut prendre la main.

Que je suis aise de vous voir ! et que je brûle d’impatience. ..ORONTE.

Ah! ma fille, ôtez-vous de là, vous dis-je.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, à part.

Oh! oh! quelle égrillarde!

ORONTE.

Je voudrais bien, dis-je, savoir par quelle raison, s'il vousplaît, vous avez la hardiesse de...

(Julie continue le même jeu.)MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, à part.

Vertu de ma vie !

ORONTE, il Julie.

Ercore! Qu’est-cc à dire, cela?

JULIE.

Ne voulez-vous pas que je caresse l'époux que vous m’avezchoisi?

. ORONTE.

Non. Rentrez là dedans.

JULIE.

Laissez-moi le regarder.

ORONTE.

Rentrez, vous dis-je.

JULIE.

Je veux demeurer là, s'il vous plaît.

ORONTE.

Je ne veux pas, moi; et si tu ne rentres tout à l'heure,je...

JULIE.

Eh bien, je rentre.

ORONTE.

Ma fille est une sotte qui ne sait pas les choses.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, à part.

Comme nous lui plaisons!

onONTlï, h Julie, qui est restée après avoir fait quelques pas pours’en aller.

Tu ne veux pas te retirer?