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Tome II.
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ACTE XII, SCÈNE IL

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ACTE TROISIÈME.

SCÈNE PREMIÈRE.

ÉIUSTE, SBRICANI.

SBRICANI,

Oui, les choses s’acheminent où nous voulons; et commeses lumières sont fort petites, et son sens le plus borné dumonde, je lui ai fait prendre une frayeur si grande de la sé-vérité de la justice de ce pays, et des apprêts qu’on faisaitdéjà pour sa mort, qu'il veut prendre la fuite ; et, pour se dé-rober avec plus de facilité aux gens que je lui ai dit qu’onavait mis pour l’arrêter aux portes de la ville, il s'est résoluà se déguiser ; et le déguisement qu’il a pris est l’habit de

‘emme.

ÉRASTE.

Je voudrais bien le voir dans cet équipageSBRICANI.

Songez, de votre part, à achever la comédie ; et tandis queJ c jouerai mes scènes avec lui, allez-vous-en... (il lui parle basà l’orciiic.) Vous entendez bien ?

1ÎRASTE.

Oui.

SBRIOAM.

Et lorsque je l’aurai mis où je veux... (il lui parle à l'oreille.)

ÉRASTE.

Fort bien.

SBRICANI.

Et quand le père aura été averti par moi.

(il lui parle encore à l’oreille.)

ERASTE.

Cela va le mieux du monde.

SBRICANI.

Voici notre demoiselle. Allez vite, qu’il ne nous voie en-

semble.

SCÈNE II.

monsielr DE POURCEAUGNAC, cri femme; SBRICANI.

SBRICANI. .

Pour moi, je ne crois nas qu’en cet état on puisse jamais

MOLIÈRE. — T. U. 19