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ACTE XII, SCÈNE III.
Mon Dieu ! qu'on est misérable d’avoir des gens comme cola !Est-ce qu'on me fera attendre tonte la journée sur le pavé,et qu’on ne me fera point venir mon carrosse?
SB1UGANI.
tort bien.
MONS1EUI1 DE P0UI1CEAUGNAC.
Holà! ho! cocher, petit laquais! Ah! petit fripon, que decoups de fouet je vous ferai donner tantôt! Petit laquais ! pe-tit laquais! Où est-ce donc qu’est .ce petit laquais! Ce petittoquais ne se trouvera-t-il point ? Ne me fera-l-on pointv °nir ce petit laquais? Est-ce que je n’ai point un petit la-quais dans le monde?
SRRIGANI.
Voilà qui va à merveille. Mais je remarque une chose: cettecoiffe est un peu trop déliée : j’en vais quérir une un peu plusépaisse, pour vous mieux cacher le visage, en cas de quelque
rencontre.
MONSIEUR DE POUltCEAUGNAC.
Que deviendrai-je cependant?
SRRIGANI.
Attendez-moi là. Je suis à vous dans un moment, vousu avez qu’à vous promener.
(Monsieur do Pourccaugnac fait plusieurs tours sur le théâtre, encontinuant à contrefaire la femme de qualité.)
SCÈNE III.
monsieur IlË POURCEAUGNAC, deux suisses.
PREMIER SUISSE, sans voir monsieur de Pourccaugnac.
Allons, dépêchons, camarade ; li faut allair tous deux nousa la Crève, pour regarter un peu chousticier sti monsiu dePorcegnac, qui l’a été contané par orlonnance à l’être pendul'Rr son cou.
SECOND SUISSE, sans voir monsieur de Pourccaugnac.
Ci faut nous locr un fenêtre pour voir sti chouslice.
PREMIER SUISSE.
Ci disent que l’on fait téjà planter un grand potence toutMeuve, pour l'y accrocher sti Porceguac.
SEC.0N0 SUISSE.
èî sira, mon foi, un grand plaisir di regarter pendre sti Li-mossin.
PREMIER SUISSE.
Oui! te U foir gambiller les pieds en haut tefant tout lemonde.