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Tome II.
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ACTE IV, SCÈNE V.

COVIELLE.

Depuis avoir connu feu monsieur voire père, honnête gen-tilhomme, comme je vous ai (lit, j’ai voyagé par tout le monde

MONSIEUR JOURDAIN.

Par tout le monde?

COVIELLE.

Oui.

MONSIEUR JOURDAIN.

J e pense qu’il y a bien loin en ce pays-là.

COVIELLE.

Assurément. Je ne suis revenu de tous mes longs voyages•luedepuis quatre jours ; et, par l’intérêt que je prends à toutce qui vous touche, je viens vous annoncer la meilleurenouvelle du monde.

MONSIEUR JOURDAIN.

Quelle?

COVIELLE.

v °us savez que le fils du Grand Turc est ici?

MONSIEUR JOURDAIN.

Moi? non.

COVIELLE.

Comment! il a un train tout à fait magnifique; tout lemonde le va voir, et il a été reçu en ce pays comme un sei-Rneur d’importance.

MONSIEUR JOURDAIN.

Par ma foi, je ne savais pas cela.

COVIEI-LE.

Ce qu’il y a d'avantageux pour vous, c’est qu'il est amou-feux de votre fille.

MONSIEUR JOURDAIN.

Le fils du Grand Turc?

COVIELLE.

Oui; et il veut être votre gendre.

MONSIEUR JOURDAIN.

Mon gendre, le fils du Grand Turc?

COVIELLE.

Le fils du Grand Turc votre gendre. Comme je le fus voir,M que j’entends parfaitement sa langue, il s'entretint avecîn oi; et après quelques autres discours, il médit : Acciamm’oc soler onch alla moustaph gidelum amanahem vara-nini oassere curbulath. C’est-à-dire : N’as-lu point vu unejeune belle personne, qui est la fille de M. Jourdain, gentil-homme parisien?

MONSIEUR JOURDAIN.

Le fils du Grand Turc dit cela de moi ?