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LE BOURGEOIS GENTILHOMME
LE MUPHTI.
Non tener honla,
Questa star l’ultinia affronta (1).
LES TUKCS.
Non tener honla,
Questa star l’ultima affronta.
(Le muphti .commence une troisième invocation. Les dervis le sou-tiennent par-dessous les bras avec respect ; après quoi les Turcs,chantants et dansants, sautant autour du muphti, se retirent aveclui, et emmènent M. Jourdain.)
ACTE CINQUIÈME.
SCÈNE PREMIÈRE.
MADAME JOURDAIN, MONSIEUR JOURDAIN.
MADAME JOURDAIN.
Ah! mon Dieul miséricorde 1 Qu’esl-ce que c’est donc quecela? Quelle ligure ! Est-ce un momon que vous allez porter,cl est-il temps d’aller en masque ? Parlez donc, qu’est-cc quec’est que ceci? Qui vous a fagoté comme cela?
MONSIEUR JOURDAIN.
Voyez l'impertinenle, de parler de la sorte à un mama-mouchi !
MADAME JOURDAIN.
Comment donc ?
MONSIEUR JOURDAIN.
Oui, il me faut porter du respect maintenant, et l’on vientde me faire mamamoucki.
MADAME JOURDAIN.
Que voulez-vous dire avec votre mamamoucki?
MONSIEUR JOURDAIN. •
Mamamoucki, vous dis-je. Je suis mamamoucki.MADAME JOURDAIN.
Quelle bête est-ce là?
MONSIEUR JOURDAIN.
Mamamoucki, c’est-à-dire, en noire langue, paladin.
MADAME JOURDAIN.
baladinI Êtes-vous en âge de danser des ballets?
(1) « N'aio point honto , c'est le dernier affront. » (A.)