ACTE V, SCÈNE III. 415
SCÈNE III.
monsieur JOURDAIN, DOIUMÈNE, DORANTE.
DORANTE.
Monsieur, nous venons rendre hommage, Madame et, moi,
■' votre nouvelle dignité, et nous réjouir arec vous du ma-ria B<', que vous faites de votre fille avec le (ils du Grand Turc.Monsieur JOURDAIN, après avoir fait les révérences à la turque.
Monsieur, je vous souhaite la force des serpents et la pru-dence des lions.
DOIUMÈNE.
J ai été bien aise d’étre des premières, Monsieur, à venirVo "s féliciter du haut degré de gloire où vous êtes monté.
MONSIEUR JOURDAIN.
Madame, je vous souhaite toute Tannée votre rosier fleuri." e v ous suis infiniment obligé de prendre part aux honneursfini m’arrivent ; et j’ai beaucoup de joie de vous voir revenueIC1 pour vous faire les très humbles excuses de Texlrava-gance de ma femme.
DOIUMÈNE.
Cela n’est rien; j’excuse en elle un pareil mouvement :votre coeur lui doilêlrc précieux; et il n’est pas étrange que,a Possession d’un homme comme vous puisse inspirer quel-ques alarmes.
MONSIEUR JOUnnAIN.
Ca possession de mon cœur est une chose qui vous est tou!acqui 5e .
DORANTE.
Vous voyez, Madame, que M. Jourdain n’est pas de cesgens que les prospérités aveuglent, et qu’il sait, dans sa gran-deur, connaître encore ses amis.
mmiMÈNE.
C’est la marque d'une Ame tout à fait généreuse.
DOUANTE.
Cii est donc son altesse turque ? Nous voudrions bien,co mme vos amis, lui rendre nos devoirs.
MONSIEUR JOURDAIN.
Ce Voilà qui vient; et j'ai envoyé quérir ma fille pour luidonner la main.