Band 
Tome II.
Seite
420
JPEG-Download
 

420

LE BOURGEOIS GENTILHOMME.

MADAME JOURDAIN.

Je n'y consentirai point.

COVIELLE.

Écoutez-moi seulement.

MADAME JOURDAIN.

Non.

MONSIEUIl JOURDAIN, à madame Jourdain.

Écoiiioz-lc.

MADAME JOURDAIN.

Non : je ne veux pas l'écouter.

MONSIEUR JOURDAIN.

11 vous dira...

MADAME JOURDAIN.

Je ne veux point qu'il me dise rien.

MONSIEUR JOURDAIN.

Voilà une grande obstination de femme ! Cela vous fera-t-ilmal de l'entendre ?

co VIELLE.

Ne faites que mécouter; vous ferez après ee qu’il vou>plaira.

MADAME JOURDAIN.

Eli bien! quoi?

COVIELLE, lias, h madame Jourdain.

11 y a une heure, Madame, que nous vous faisons signe.Ne voyez-vouspas bien que tout ceci n’est fait que pour nousajuster aux visions de votre mari ; que nous l'abusons sous cedéguisement, et que c’est Cléonte lui-même qui est le fils duGrand Turc?

MADAME JOURDAIN, lias, à Covicllc.

Ah I ah !

COVIELLE, bus, a madame Jourdain.

Et moi, Covielle, qui suis le truchement?

MADAME JOURDAIN, bas, à Coviollo.

Ah ! comme cela, je me rends.

COVIELLE, bas, à madame Jourdain.

Ne faites pas semblant de rien.

MADAME JOURDAIN, haut.

Oui, voilà qui est fait ; je consens au mariage.

MONSIEUR JOURDAIN.

Ah! voilà tout le monde raisonnable, (a madame Jourdain.)Vous ne vouliez pas l'écouler. Je savais bien qu’il vous ex-pliquerai! ce que c’est que le (Us du Grand Turc.

MADAME JOURDAIN.

11 me l a expliqué comme il faut, et j’eu suis satisfaite.Envoyons quérir un notaire.