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LES FOURBERIES DE SCAWN.
OCTAVE.
Avec une fille du seigneur Géronte?
SILVESTISli.
I)u seigneur Géronte.
OCTAVE.
Et que celle fille est mandée de Tarenlc ici pour cela?
SILVESTIIE.
Oui.
OCTAVE.
Et tu tiens ces nouvelles de mon oncle?
SILVESTBE.
De votre oncle.
OCTIVE.
A qui mon ]>èrc les a mandées par une lellrc?
SII.VESTUK.
Par une lettre.
OCTAVE.
Et cet oncle, dis-tu, sait toutes nos affaires?
SILVESTllE.
Toutes nos affaires.
OCTAVE.
Ah! parle, si lu veux, et ne te fais point, de la sorlc, ar-racher les mots de la bouche.
SILVESTllE.
.Qu'ai-je à parler davantage? vous n’oublie/, aucune cir-constance, et vous dites les choses tout justement commeelles sont.
OCTAVE.
Conseille-moi, du moins, et me dis ce que je dois fairedans ces cruelles conjonctures.
SILVESTllE.
Ma foi, je m'y trouve autant embarrassé que vous;et j au-rais bon besoin que l’on me conseillât moi-môme. .
OCTIVE.
Je suis assassiné par ce maudit retour.
SILVESTllE.
Je ne le suis pas moins.
OCTAVE.
Lorsque mou pfcre apprendra les choses, je vais voir fon-dre sur moi un orage soudain d'impétueuses réprimandes.
SILVESTllE.
Les réprimandes ne son! rien ; cl plfit au ciel que j'en fussequitte à ce prix ! mais j’ai bien la mine, pour moi, de payer