ACTE I, SCÈNE II. 433
deiice de son amour, et me mena voir celte fille, que je frou-. Vai l»«lIo, à la vérité, mais non pas tant qu’il voulait que je‘•prouvasse. U ne m'entretenait que d’elle chaque jour,1,1 '“ferait à tous moments sa beauté et sa grâce, me louait»°» es J’rU, et me parlait avec transport des charmes de son'utretien, dont il me rapportait jusqu’aux moindres paroles,'lu il s'efforcait toujours de me faire trouver les plus spiri-uellcs du monde. lime querellait quelquefois de nôtre pasassez sensible aux choses qu’il me venait dire, et me blâmait"'ns cesse de l'indifférence oii j’élais pour les feux de l'amour.sca eus.
J e ne vois pas encore où ceci veut aller.
OCTAVE.
jour que je l’accompagnais pour aller chez les gens quiSardenl l’objet de ses vieux, nous entendîmes, dans une pe-" Maison d'une rue écartée, quelques plaintes mélées de^J-aucoup de sanglots. Nous demandons ce que c'est; une'unie nous dit, en soupirant, que nous pouvions voir làl'xdquo chose de pitoyable en des personnes étrangères, et11,1 ""dus d'être insensibles, nous en serions touchés.
», SCAI’W.
Uu est-ce que cela nous mène?
j OCTAVE.
-a curiosité me fil presser Léaiulre de voir ce que c'était.
' lls ""trous dans une salle, où nous voyons une vieille""ne mourante, assistée d'une servante qui faisait des ro-bd) S ’ 11110 j HUIlft tdl" toute fondante en larmes, la plus1 ‘"et la plus louchante qu'on puisse jamais voir.
. , SCAV1N.
Ab ! ah !
OCTAVE.
' 10 <*»tre aurait paru effroyable en l’élaloù elle était ; car0 " avait pour babillcment qu’une méchante petite jupe,VOc .'les brassières de nujl, qui étaient de simple fulaine ; et"eoUlure était une cornette jaune, relrousséç au liant de sa■ •*• qui laissait tomber en désordre ses cheveux sur sesgaules; et cependant, faite comme cela, elle brillait de mille,'ails, et ce n’élait qu agrémeuts et que charmes que toute
sa Personne.
•le sens venir la chose.
SCAl'IN.
OCTAVE.
Si lu l'avais vne.Seapin, en létal que je te dis, tu l’auraistrouvée admirable.
MOLIKBK. —T.H»
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