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Tome II.
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LES FOURBERIES DE SCAPIN.

ARGANTE.

Tiens donc.

SCAPIN.

Non, Monsieur, ne me couliez point voire argent. Je seraibien aise que vous vous serviez de quelque autre.

ARGANTE.

Mon Dieu ! tiens.

SCAPIN.

Non, vous dis-je, ne vous fiez point à moi. Que sait-on sije ne veux point vous attraper votre argent ?

ARGANTE.

Tiens, te dis-je ; ne me fais point contester davantage. Maissonge à bien prendre tes sûretés avec lui.

SCAPIN.

Laissez-moi faire; il n'a pas affaire à un sot.

ARGANTE.

Je vais t’attendre chez moi.

SCAPIN.

Je ne manquerai pas d'y aller, (seul.) Et un. Je n’ai qu’àchercher l’autre. Ah ! ma foi, le voici. Il semble que le ciel,l’un après l’autre, les amène dans mes filets.

SCÈNE VI.

GÉRONTE, SCAPIN,

SCAPIN* faisant semblant de ne pas voir Géronte.

O ciel ! ô disgrâce imprévue ! û misérable père ! PauvreGéronte, que feras-tu ?

GÉRONTE, h part.

Que dit-il là de moi, avec ce visage affligé?

SCAPIN.

N’y a-t-il personne qui puisse me dire où est le seigneurGéronte?

CÉRONTE.

Qu’y a-t-il, Scapin ?

SCAPIN, courant sur le théâtre, sans vouloir entendre ni voir Géronte.

Où pourrai-je le rencontrer, pour lui dire cette infortune ?

GÉRONTE, arrêtant Scapin.

Qu’est-ce que c’est donc ?

SCAPIN,

En vain je cours de tous côtés pour le pouvoir trouver.GÉRONTE.

Me voici.