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Tome II.
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SCÈNE I. 4SI

qu'elle ne soit allée par la ville se faire honneur de la comé-die que vous me donnez sous son nom.

LE VICOMTE.

Mais tout de bon, Madame, quand voulez-vous mettre (inà celle contrainte, et me faire moins acheter le bonlieurdevous voir?

JULIE.

Quand nos parents pourront être d’accord, ce que je n’oseespérer. Vous savez, comme moi, que les démêlés de nosdeux familles ne nous permettent point de nous voir autrepart, et que mes frères, non plus que votre père, ne sontpas assez raisonnables pour souffrir notre attachement.

LE VICOMTE.

Mais pourquoi ne pas mieux jouir du rendez-vous que leurinimitié nous laisse, et me contraindre à perdre en une sottefeinte les moments que j’ai près de vous?

JULIE.

Pour mieux cacher notre amour. Et puis, à vous dire lavérité, cette feinte dont vous parlez m’est une comédie fortagréable; et je ne sais si celle que vous me donnez aujourd'huime divertira davantage. Notre comtesse d’Escarbagnas,avec son perpétuel entêtement de qualité, est un aussi bon|iersonnage qu’on en puisse mettre sur le théâtre. Le petit,voyage qu’elle a fait à Paris l’a ramenée dans Angoulêmeplus achevée qu’elle n’était. L’approche de l’air de la cour adonné à son ridicule de nouveaux agréments, et sa sottisetous les jours ne fait que croître et .embellir.

LE COMTE.

Oui ; mais vous ne considérez pas que le jeu qui vous di-vertit tient mon cœur au supplice, et qu’on n’est point capa-ble de se jouer longtemps, lorsqu’on a dans l’esprit une pas-sion aussi sérieuse que celle que je sens pour vous. Il estcruel, belle Julie, que cet amusement dérobe à mon amourun temps qu’il voudrait employer à vous expliquer son ar-deur; et, cette nuit, j’ai fait là-dessus quelques vers, que jene puis m’empêcher de vous réciter sans que] vous me le de-mandiez, tant la démangeaison de dire ses ouvrages est unvice attaché à la qualité de poète !

C’oat trop longtemps, Iris, me mettre à la torture.

Iris, comme vous le voyez, est mis là pour Julie.

C’est trop longtemps, Iris, me mettre Jt la torture j

Et, si je suis tob lois, je les Wâmo tout lias