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Tome II.
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ACTE III, SCÈNE V.

Et, si vous l'avez vu, vous serez do mon goût.

TIUSSOTIN.

Je sais que là-dessus je n'en suis point du tout,Et que d’un tel sonnet peu de gens sont capables.va mus.

Me préserve le ciel d’en faire de semblables !

TIUSSOTIN.

Je soutiens qu’on ne peut en faire de meilleur :

Et ma grande raison, c'est que j’en suis l’auteur.

VADIL'S.

Vous?

TIUSSOTIN.

Moi.

VAMUS.

Je ne sais donc comment se lit l'affaire.

TIUSSOTIN.

C’est qu’on fut malheureux de ne pouvoir vous plaire.VA1IIUS.

11 faut qu’en écoulant j’aie eu l'esprit distrait,

Ou bien que le lecteur m’ait gâté le sonnet.

Mais laissons ce discours, et voyons ma ballade.

TIUSSOTIN.

La ballade, à mon goût, est une chose fade :

Ce nen est plus la mode ; elle sent son vieux temps.

VABIUS

La ballade pourtant charme beaucoup de gens

TIUSSOTIN.

Cela n'empêche pas qu’elle ne me déplaise.

vAnius.

Elle n’en reste pas pour cela plus mauvaise.

TIUSSOTIN.

Elle a pour les pédants de merveilleux appas.

Cependant nous voyons qu’elle ne vous plaît pas.

TIUSSOTIN.

Vous donnez sottement vos qualités aux autres.

(ils sc lèvent tous.)

vaiuus.

Fort impertinemment vous me jetez les vôtres.

TIUSSOTIN.

Allez, petit grimaud, barbouilleur de papier.

VAnius.

Allez, rimeur de balle, opprobre du métier.