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Tome II.
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559
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ACTE IV, SCÈNE II. 559

Je le trouvais bien fait, o! j'aimais vos amours;

Mais, dans ses procédés, il m'a déplu toujours.

11 sait que, Dieu merci, je me mêle d écrire;

Et jamais il ne m'a prié de lui rien lire.

SCÈNE IL

CL1TANDRE, Mitrant doucement, et écoutant sans sc montrer-,ARMANDE, l’UlLAMlATE.

AMANDE.

le ne souffrirais point, si j’élais que de vous,

Que jamais d'Henriette il put dire l'époux.

On me ferait grand tort d'avoir quelque penséeQue là-dessus je parle en fille intéressée,

Et que le lâche tour que Ton voit qu'il me faitJette au fond de mon cœur quelque dépit secret.Contre de pareils coups l'àme se forlilieDu solide secours de la philosophie,

Et par elle on se peut mettre au-dessus de tout ;

Mais vous traiter ainsi, c'est vous pousser à bout.

Il est de votre honneur d'être à ses vieux contraire;

Ut c'est un homme enfin qui ne doit point vous plaire.Jamais je n'ai connu, discourant entre nous,

Qu'il eût au fond du cœur (le l’estime pour vous.

l'IUI. (MIXTE.

l’etil sol!

AMANDE.

Quelque bruit que votre gloire fasse,Toujours à vous louer il a paru de glace.

Ce brutal !

lUlILAMINTG.

AMANDE.

Et vingt fois, comme ouvrages nouveaux,J ai lu des vers do vous qu'il n’a point trouvés beaux.

C impertinent I

PIlII.tMINTE.

ARMVNDE.

Souvent nous en étions aux prises;Et vous ne croiriez point de combien de sottises...

CMTANDUE , îl Armamlo.

Hé! doucement, de grâce. Un peu do charité,Madame, ou, tout au moins, un peu d'honnêteté.