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LE MENTEUR, ACTE IV, SCENE VI.
Connue du seul espoir où mon bonheur se fonde.
DORANTE, bas, à CliIon.
Le bon homme s’en va le plus content du monde.
GÉRONTE, se retournant.
Écris-lui comme moi. . _
DORANTE.
Je n’y manquerai pas.
(à Clilon.)
Qu'il est bon !
CLITON.
Taisez-vous, il revient sur ses pas.
GÉRONTE.
Il ne me souvient plus du nom de ton beau-père.Comment s’appelle-t-il?
DORANTE.
Il n’est pas nécessaire;
Sans que vous vous donniez ces soucis superflus,En fermant le paquet j’écrirai le dessus.
GÉRONTE.
Étant tout d’une main, il sera plus honnête.
DORANTE, à part, le premier vers.
Ne lui pourrai-je ôter ce souci de la tête ?
Votre main ou la mienne, il n’importe des deux.
GÉRONTE.
Ces nobles de province y sont un peu fâcheux.
DORANTE.
Son père sait la cour.
GÉRONTE.
Ne me fais plus attendre,
Dis-moi...
DORANTE, à pari.
Que lui dirai-je?
GÉRONTE.
Il s’appelle?
DORANTE.
Pyrandre.
GERONTE.
Pyrandre ! tu m’as dit tantôt un autre nom :C’était, je m’en souviens, oui, c’était Armédon.
DORANTE.
Oui, c’est là son nom propre, et l’autre d’une terre ;Il portait ce dernier quand il fut à la guerre,
Et se sert si souvent de l’un et l’autre nom,
Que tantôt c'est Pyrandre, et tantôt Armédon.
GÉRONTE.
C’est un abus commun qu’autorise l’usage,
Et j’en usais ainsi du temps de mon jeune âge.Adieu : je vais écrire.
SCÈNE V.
DORANTE. CLITON.
DORANTE.
Enfin j’en suis sorti.
GUTON.
Il faut bonne mémoire après qu’on a menti.
DORANTE. ,
L’esprit a secouru le défaut de mémoire.
CLITON.
Mais on éclaircira bientôt toute l’histoire.
Après ce mauvais pas où vous avez bronché,
Le reste encor longtemps ne peut être caché :
On le sait chez Lucrèce, et chez cette Clarice,Qui, d'un mépris si grand piquée avec justice,Dans son ressentiment prendra l’occasionDe vous couvrir de honte et de confusion.
dorante. [presse»
Ta crainte, est bien fondée, et puisque le tenH*Il faut tacher en hâte à m’engager Lucrèce.
Voici tout à propos ce que j’ai souhaité.
SCENE VI.
DORANTE, CLITON, SABINE.
DORANTE.
Chère amie, hier au soir j’étais si transporté,Qu’en ce ravissement je ne pus me permettreDe bien penser à toi quand j’eus lu cette lettre»Mais tu n’y perdras rien, et voici pour le port-SABINE.
Ne croyez pas, monsieur...
DORANTE.
Tiens.
SABINE.
Vous me faites to r
Je ne suis pas de...
DORANTE.
Prends.
SABINE.
lié, monsieur!
DORANTE. .
Prends. tediS'J
Je. ne suis point ingrat alors que l’on m’obb8 f ’Dépêche, tends la main.
CLITON. ,
Qu’elle y fait de taf° ,,sJe lui veux par pitié donner quelques leçons-Chère amie, entre nous, toutes tes révéreiieEn ces occasions ne sont qu’impertinences ;
Si ce n’est assez d’une, ouvre, toutes les deux •
Le métier que tu fais ne veut point de honte ■ ^Sans se piquer d’honneur, crois qu’il n’est <l u
, [l>re ӕ-
Et que tenir vaut mieux mille fois (pie d att* 1Cette pluie est fort douce ; et, quand j’en vois 1^.^
J’ouvrirais jusqu’au cœur pour la mieux reC< ^ ol) sOn prend à toutes mains dans le siècle