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Oeuvres de P. et TH. Corneille / précédées de la vie de P. Corneille par Fontenelle et des discours sur la poésie dramatique
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'ois les traits honteux dout nous sommes formés.'* e tâche à cet objet d’être aveugle ou stupide;

' °se me déguiser jusqu’à son parricide;v me cache à moi-même un excès de malheur11 n °tre ignominie égale ma douleur;jî’ détournant les yeux d’une mère cruelle,J| upute tout au sort qui m’a fait naître d’elle.

,[e conserve pourtant encore un peu d’espoir :

‘de est mère, et le sang a beaucoup de pouvoir ;le sort l’eùt-il faite encor plus inhumaine,ce larme d’un fils peut amollir sa haine.

SÉLEUCUS.

p 1 • "mu frère, l’amour n’est guère véhément° u r des fils élevés dans un bannissement.,pj 'l't’ayant fait nourrir presque dans l’esclavage,p e n ’a rappelés que pour servir sa rage.

ses pleurs tant vantés je découvre le lard ;i. n !IS av °ns en son cœur vous et moi peu de part :

-Üe t;,Mai

ot bien sonner ce grand amour de mère;

p' a *s elle seule enfui s’aime et se considère;l‘lj ( l'mi que nous étale un langage si doux,p e a tout fait pour elle, et n’a rien fait pour nous,yj " est qu’un faux amour que la haine domine;

a yant embrassés, elle nous assassine,

^ ' ei, t au cher objet dont nous sommes épris,( ,^ demande son sang, met le trône à ce prix.

Il " es t plus de sa main qu’il nous le faut attendre ;^ <s, i il est à nous, si nous osons le prendre.[|° tre 'évolte ici n’a rien que d’innocent;es * à l’un de nous, si l’autre le consent :

^ 'ons, et son courroux ne sera que faiblesse ;l’unique moyen de sauver la princesse,p, ° lls la voir, mon frère, et demeurons unis,

Jef * Unit l lle moyen de voir nos maux linis

Mais* -" e Un l)eau d esse ' n ( l ue son autour m’inspire ;\ (|(f d faut qu’avec lui notre union conspire :

a, "our, aujourd’hui si digne de pitié,S;i >il’ait triompher que par notre amitié.C,

AXT10CHUS.

Qu^^'iissement marque une défianceAllô * "deune pour vous souffre avec patience.ïy e S ’ et so yez sdr que même le trépas

ut rompre desnœuds que l’amour ne rompt pas.

acte troisième.

SCENE PREMIERE.

,Uv DOOUM;, ORONTE, LAONICE.

Voj|^ EODOOÜM'..

l’amour succède à la colère,

** eil e ne me voit qu'avec des yeux de mère,

Comme elle aime la paix, comme elle fait un roi,Et comme ( lie use enfin de ses fils et de moi.

Et tantôt mes soupçons lui faisaient line offense ?Elle n’avait rien fait qu’en sa juste défense?Lorsque tu la trompais elle fermait les yeux ?

Ah ! que ma défiance en jugeait beaucoup mieux !Tu le vois, Laonice.

LAONICE.

Et vous voyez, madame,Quelle fidélité vous conserve mon ame,

Et qu’ayant reconnu sa haine et mon erreur,

Le cœur gros de soupirs, et frémissant d’horreur,Je romps une foi due aux secrets de ma reine,

Et vous viens découvrir mon erreur et sa haine.

HODOGUNE.

Cet avis salutaire est l’unique secoursA qui je crois devoir le reste de mes jours.

'fais ce n’est pas assez de m’avoir avertie;

Il faut de ces périls m’aplanir la sortie;

Il faut que tes conseils m’aident à repousser...

LAOMCE.

Madame, au nom des dieux, veuillez m’en dispenser;C’est assez que pour vous je lui sois infidèle,

Sans m’engager encore à des conseils contre elle.Oronte est avec vous, qui, comme ambassadeur.Devait de cet hvmen honorer la splendeur;

Comme c’est en ses mains que le roi votre frèreA déposé le soin d'une tète si chère,

Je vous laisse avec lui pour en délibérer.

Quoi que vous résolviez, laissez-moi l’ignorer.

Au reste, assurez-vous de l’amour des deux princes ;Plutôt que de vous perdre ils perdront leurs provin-IMais je ne réponds pas que ce cœur inhumain [ces :Ne veuille à leur refus s’armer d’une autre main.

Je vous parle en tremblant; si j’étais ici vue,

Votre péril croîtrait, et je serais perdue.

Fuyez, grande princesse, et souffrez cet adieu.nonoGUNE.

Va, je reconnaîtrai ce service en son lieu.

SCENE JE

HODOGUNE, ORONTE.

HODOGUNE.

Que ferons-nous, Oronte, en ce péril extrême,

Où l'on fait de mon sang le prix d’un diadème?Fuirons-nous chez mon frère? attendrons-nous la

[mort,

Ou ferons-nous contre elle un généreux effort ?oronte.

Notre fuite, madame, est assez difficile ;

J’ai vu des gens de guerre épandus par la ville.

Si l’on veut votre perle, on vous fait observer;

Ou, s’il vous est permis encor de vous sauver.L’avis de Laonice est sans doute une adresse •