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Oeuvres de P. et TH. Corneille / précédées de la vie de P. Corneille par Fontenelle et des discours sur la poésie dramatique
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EXAMEN DE RODOGUNE.

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Après les vains efforts de mes inimitiés,Sauve-moi de l’affront de tomber à leurs pieds.{Elle s’en va, et Laonicc lui aide à marcher.)OItOXTE.

Dans les justes rigueurs d’un sort si déplorable,Seigneur, le juste ciel vous est bien favorable;

11 vous a préservé, sur le point de périr,

Du danger le plus grand que vous pussiez courir;Et par un digne effet de ses faveurs puissantes,La coupable est punie et vos mains innocentes.

ANTIOCHUS.

Oronte, je 11e sais, dans son funeste sort,

Qui m’afflige le plus, ou sa vie, ou sa mort ; [p' e •L’une et l’autre a pour moi des malheurs sans exe" 1 'Plaignez mon infortune. Et vous, allez au templeY changer l’allégresse en un deuil sans pareil,

La pompe nuptiale en funèbre appareil ;

Et nous verrons après, par d’autres sacrifices.

Si les dieux voudront être à nos vœux plus proph' eS '

FIN DE lion OU UNE.

EXAMEN DE

RODOGUNE.

Le sujet de cette tragédie est tiré d’AppianAlexandrin, dont voici les paroles, sur la fin dulivre qu’il a fait des guerres de Syrie : « Démé-■i trios, surnommé Nicanor, entreprit la guerre« contre les Partîtes, et vécut quelque temps pri-« son nier dans la cour de leur roi Phraates, dont« il épousa la sœur, nommée Hodogune. Cepen-

dant Diodotus, domestique des rois précédents,« s’empara du trône de Syrie, et y fit asseoir un-, Alexandre, encore enfant, fils d’Alexandre le lm-« tard et d’une fille de Ptolomée. Ayant gouverné<> quelque temps comme tuteur sous le nom de ce« pupille, il s’en défit, et prit lui-même la cou-« ronne sous un nouveau nom de Tryphon qu’il« se donna. Antiochus, frère du roi prisonnier,« ayant appris sa captivité à Rhodes, et les troubles« qui l'avaient suivie, revint dans la Syrie, où,« ayant défait Tryphon, il le fit mourir. De là, il“ porta ses armes contre Phraates, et, vaincu dans« une bataille, il se tua lui-même. Déinétrius, re-« tournant en son royaume, fut tué par sa femme« Cléopâtre, qui ltd dressa des embûches sur le« chemin, en haine de cette Hodogune qu’il avait« épousée, dont elle avait conçu une telle indigna-« tion, qu’elle avait épousé ce même Antiochus,« frère de son mari. Elle avait deux fils de Démé-« trius, dont elle tua Sélencus, l’aîné, d’un coup« de flèche, sitôt qu’il eut pris le diadème après« la mort de son père, soit qu’elle craignit qu’il« 11e la voulût venger sur elle, soit que la même« fureur l’emportât à ce nouveau parricide. Ail-le tiochus son frère lui succéda, et contraignit cette« mère dénaturée de prendre le poison qu elle lui« avait préparé. >>

Justin, en son trente-sixième, trente-huitième ettrente-neuvième livre, raconte cette histoire plusau long, avec quelques autres circonstances. J.e

premier des Machabées, et Josèphe , au treiwfi" 1 *des Antiquités judaïques, en disent aussi quel*!chose qui ne s’accorde pas tout à fait avec ApP" 1 "'C’est à lui que je me suis attaché pour la narrât 1

lu |S ’

îles

que j’ai mise au premier acte, et pour l'effetcinquième, que j’ai adouci du côté d’Antioc

épisodes d’invention , qui 11e sont pas incoi "!' 1 ' 1

en ai dit la raison ailleurs. Le reste sont

oint l ‘ c

usôdlade

tildes avec, l’histoire, puisqu’elle ne dit p _ .que devint Hodogune après la mort de Démet'qui vraisemblablement l’amenait en Syrie pre"possession de sa couronne. J’ai fait porter*)^pièce le nom de cette princesse plutôt que eeh"Cléopâtre, que je 11’ai même osé nommermes vers, de peur qu’on 11e confondit cette' .de Syrie avec cette fameuse princesse d’£gyP teportait même nom, et que l’idée de celle-ci, 1 ’^,coup plus connue que l’autre, ne semât unegereuse préoccupation parmi les auditeurs.

On m’a souvent fait une question à la cour • fiétait celui de mes poèmes que j’estimais le 1 <

et j’ai trouvé tous ceux qui me l’ont faite si 1 . a jvenus en faveur de China ou du Cid, Q 11 ® - t 0 U'jamais osé déclarer toute la tendresse que j al , er5jours eue pour celui-ci, à qui j’aurais v0 01 ia irdonné mon suffrage, si je 11’avais craint de Jquer, en quelque sorte, au respect que je ( | e '^ etl eceux que je voyais pencher d’un autre cote ^ eS jn-préférence est peut-être en moi un effet de e fclinations aveugles qu’ont beaucoup de P eres * j e squelques-uns de leurs enfants plus que P° l n 01 ,r-autres ; peut-être y entre-t-il un peu " al , t| . epropre, en ce que cette tragédie me sell î ’^e , ;1un peu plus à moi que celles qui l’ont I ,ret . . )U re'cause des incidents surprenants qui aon . g #ement de mon invention, et n’avaient j alll< ^ o( ni

vus au théâtre ; et peut-être enfin y a

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