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ACTE 111, SCENE 1.
N1COMEÜE,
NICOMEDE.
Hieii du tout, que garder ou rompre le silenee.
^ue seconde fois avisez, s’il vous plaît,
^ traiter Laodice en reine connue elle est ;t-’est moi qui vous en prie.
SCÈNE IV.
PRUSIAS, FLAMINIUS, ARASPE.
FLAMINIUS.
Eli quoi ! toujours obstacle ? .phusias.
la part d’un amant ce n’est pas grand miracle.Cet orgueilleux esprit, enllé de ses succès,e 'ise bien de sou cœur nous empêcher l’accès ;
' Çis il f aut q Ue chacun suive sa destinée.
; amour entre les rois ne fait pas l’hyménée,
Ct les raisons d’état, plus fortes que ses nœuds, jr °Rvent bien les moyens d’en éteindre les feux.
FLAMINIUS.
°mme elle a de l’amour, elle aura du caprice.
j. PRUSIAS.
l\i° n ,’ 11011 ’ i e vous réponds, seigneur, de Laodice :
j, ais enfin elle est reine, et cette qualité
j, n 'lde exiger de nous quelque civilité.
' ai sur elle après tout une puissance entière,
^ a * s j’aime à la cacher sous le nom de prière,^adons-lui donc visite; et, comme ambassadeur,^Posez cet hymen vous-même à sa grandeur.
|/ fronderai Rome, et veux vous introduire./"Squ'elle est en nos mains, l’amour ne vous peutp f 0lls sa réponse à votre compliment [nuire,fiûdre l’occasion de parler hautement.
acte troisième.
SCÈNE PREMIÈRE.
PRUSIAS, FLAMINIUS, LAODICE.
H e . PRUSIAS.
Sjh ne ’ Puisque ce titre a pour vous tant de charmes,Quu ne V0US (,evrait donner quelques alarmes :r anche trop du roi ne règne pas longtemps.
J' 0l)s LAODICE.
erv erai, seigneur, ces avis importants ;
Ijé S| jamais je règne, on verra la pratiquee s > salutaire et noble politique.
V 0Hs PRUSIAS.
v °us mettez fort mal au chemin de régner.
LAODICE.
Seigneur, si je m'égare, on peut me l’enseigner.
PRUSIAS.
Vous méprisez trop Rome, et vous devriez fairePlus d’estime d’un roi qui vous tient lieu de père.LAODICE.
Vous verriez qu’à tous deux je rends ce que je doi,Si vous vouliez mieux voir ce que c’est qu’être roi.
Recevoir ambassade en qualité de reine,
Ce serait à vos yeux faire la souveraine,Entreprendre sur vous, et dedans votre étatSur votre autorité commettre un attentat :
Je la refuse donc, seigneur, et me dénieL'honneur qui ne m’est dii que dans mon Arménie.C’est là que sur mon trône avec plus de splendeurJe puis honorer Rome en son ambassadeur,
Faire réponse en reine, et comme le mériteEt de qui l’on me parle, et qui m’en sollicite.
Ici c’est un métier que je n’entends pas bien,
Car hors de l’Arménie enlin je ne suis rien ;
Et ce grand nom de reine ailleurs ne m’autoriseQu’à n’y voir point de trône à qui je sois soumise,A vivre indépendante, et n’avoir en tous lieuxPour souverains que moi, la raison et les dieux.
PRUSIAS.
Ces dieux vos souverains, et le roi votre père,
De leur pouvoir sur vous m’ont fait dépositaire;Et vous pourrez peut-être apprendre une autre foisCe que c’est en tous lieux que la raison des rois.Pour en'faire l’épreuve allons en Arménie;
Je vais vous y remettre en bonne compagnie;Partons; et dès demain, puisque vous le voulez,Préparez-vous à voir vos pays désolés;Préparez-vous à voir par toute votre terreCe qu’ont de plus affreux les fureurs de la guerre,Des montagnes de morts, des rivières de sang.
LAODICE.
Je perdrai mes états, et garderai mon rang ;
Et ces vastes malheurs où mon orgueil me jetteMe feront votre esclave, et non votre sujette :
Ma vie est en vos mains, mais non ma dignité.PRUSIAS.
Nous ferons bien changer ce courage indompté;Et quand vos yeux, frappés de toutes ces misères,Verront Attale assis au trône de vos pères,
Alors, peut-être, alors vous le prîrez en vainQue pour y remonter il vous donne la main.
LAODICE.
Si jamais jusque-là votre guerre m’engage,
Je serai bien changée et d’âme et de courage.
Mais peut-être, seigneur, vous n’irez pas si loin :Les dieux de ma fortune auront un peu de soin ;Ils vous inspireront, ou trouveront un hommeContre tant de héros que vous prêtera Rome.
PRUSIAS.
Sur un présomptueux vous fondez \otre appui ;