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Tous deux l’ont accusée-, et s’ils s’en sont déditsT°ur la faire iunocente et charger votre lils,
Us n’ont rien fait pour eux, et leur mort est tropAprès s’être joués d'une personne auguste, [justeT offense une fois faite à ceux de notre rang ,se répare point que par des flots de sang,n’en fut jamais quitte ainsi pour s’en dédire.
11 faut sous les tourments que l’imposture expire ;Un vous exposer'ex tout votre sang royalA la légèreté d'un esprit déloyal.
E IV, SCENE 111.
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S’il
temple est dangereux et hasarde nos vies,
■net en sûreté de telles calomnies.
ARSINOÉ.
Quoi ! seigneur, les punir de la sincéritéQui soudain dans leur bouche a mis la vérité,
Qui vous a contre moi sa fourbe découverte,
Qui vous rend votre femme et m’arrache à ma perte,Qui
vous a retenu d’en prononcer l’arrêt;kl couvrir tout cela de mou seul intérêt !
Q est être trop adroit, prince,et trop bieul’entendre.
PRUSIAS.
puisse là Métrobate, et songe à te défendre.Ur ge-toi d’un forfait si honteux et si bas.NICOMÈDE.
. en purger ! moi, seigneur ! vous ne le croyez pas !
°us ne savez que trop qu’un homme de ma sorte,Quand il se rend coupableunpeu plus haut se porte,Qu’il lui faut un grand crime à tenter son devoir,Qù sa gloire se. sauve à l’ombre du pouvoir.Soulever votre peuple, et jeter votre arméee< lans les intérêts d’une reine opprimée ;
( ‘ u ir, le bras levé, la tirer de vos mains,
, ,al "ré l’amour d’Attale et l’effort des Romains,
1 tondre en vos pays contre leur tyrannieç, Vee tous vos soldats et toute l’Arménie ;
est ce que pourrait faire un homme tel que moi,
’ *1 pouvait se résoudre à vous manquer de foi.jj, a tourbe n'est le jeu que des petites âmes,c est là proprement le partage des femmes,p l’unissez donc, seigneur, Métrobate et Zénon ;^UMa reine, ou pour moi, faites-vous-en raison,p Ce dernier moment la conscience, presse ;p aur rendre compte aux dieux tout respect humainp Ce sesprits légers, approchant des abois, [cesse;0Urr oient bien se dédire une seconde fois.
Sei
‘gneur...
‘ 'eu
ARSINOE.
NICOMÈDE.
Parlez, madame, et dites quelle cause
q Ur Juste supplice obstinément s’oppose;
Us'- aissez -«ous penser qu'aux portes du trépas“Ufaient des remords qui ne vous plairaient pas.
y ou s
Quand
ARSINOE.
v °yez à quel point sa haine m’est cruelle ;
^lais' 0 Je le i ustifie > 1* ,ne ^ ait urlunneUe-
San s doute, seigneur, ma présence l’aigrit,
Et mon éloignement remettra son esprit;
Il rendra quelque calme à son cœur magnanime,El lui pourra sans doute épargner plus d’un crime.
Je lie demande point que par compassionVous assuriez un sceptre à ma protection,
Ni que, pour garantir la personne d’Attale,
Vous partagiez entre eux la puissance royale :
Si vos amis de Rome en ont pris quelque soin,C’était sans mon aveu, je n’en ai pas besoin.
Je n’aime point si mal que de ne vous pas suivre,Sitôt qu’entre mes bras vous cesserez de vivre ;
Et sur votre tombeau mes premières douleursVerseront toutensemble et mon sang et mes pleurs.
PRUSIAS.
Ah ! madame !
ARSINOÉ.
Oui, seigneur, cette heure infortunéePar vos derniers soupirs clora nia destinée ;
Et, puisque ainsi jamais il ne sera mon roi,Qu’ai-je à craindre de lui? que peut-il contre moi ?Tout ce que je demande en faveur de ce gage,
De ce fils qui déjà lui donne tant d’omhrage,C’est que chez les Romains il retourne acheverDes jours que dans leur sein vous fîtes élever,Qu’il retourne y traîner, sans péril et sans gloire,De votre amour pour moi l’impuissante mémoire.Ce grand prince vous sert, et vous servira mieuxQuand il n’aura plus rien qui lui blesse les yeux :Et n’appréhendez point Rome, ni sa vengeance ;Contre tout son pouvoir il a trop de vaillance :
Il sait tous les secrets du fameux Annibal,
De ce héros à Rome en tous lieux si fatal,
Que l’Asie et l’Afrique admirent l’avantageQu’en tire Antiochus, et qu’en reçut Carthage.
Je me retire donc afin qu’en libertéLes tendresses du sang pressent votre bonté ;
Et je ne veux plus voir ni qu’en votre présenceUn prince que j’estime indignement m’offense,
Ni que je sois forcée à vous mettre en courrouxContre un (ils si vaillant et si digne de vous.
SCÈNE III.
PRUSIAS, NICOMÈDE, ARASPE.
PRUSIAS.
Nicomède, en deux mots, ce désordre me fâche.Quoi qu’on t’ose imputer, je ne te crois point lâche,Mais donnons quelque chose à Rome qui se plaint,Et. tâchons d’assurer la reine qui te craint.
J’ai tendresse pour toi, j’ai passion pour elle ;
Et je ne veux pas voir cette haine éternelle,
Ni que des sentiments que j’aime à voir durerNe régnent dans mon cœur que pour le déchirer.J’y veux mettre d’accord l’amour et la nature,
Être père et mari dans cette conjoncture...