MCO AIE DE, AC
ligueur, d’où vient le mal que je vois éclater :
^ e s mutins ont pour chefs les gens de Laodice.
FLASIINIUS.
J en avais soupçonné déjà son artifice.
ATTALE.
Ainsi votre tendresse et vos soins sont payés !flamIjNius.
Seigneur, il faut agir; et, si vous m’en croyez....
SCÈNE IV.
•‘•UISIAS, ARSINOÉ, FLAMLML'S, ATTALE,('.LEONE.
cléone. T niède :
Elut est perdu, madame, à moins d’un prompt ré-sout le peuple à grands cris demande Nieomède ;*1 commence lui-même à se faire raison,fcl vient de déchirer Métrobate et Zenon.
ARSIIVOÉ.
h n’est donc plus à craindre, il a pris ses victimes :Sa fureur sur leur sang va consumer ses crimes ;Klle s’applaudira de cet illustre effet,croira Nieomède amplement satisfait.
FLAMINIllS.
Si ce désordre était sans chefs et sans conduite,
•* e voudrais,comme vous,en craindre moins la suite ;
peuple par leur mort pourrait s’être adouci ;-'lais un dessein formé ne tombe pas ainsi :ji suit toujours son but jusqu’à ce qu’il l’emporte;i premier sang versé rend sa force plus forte ;i amorce, il l’acharne, il en éteint l'horreur,i ne lui laisse plus ni pitié ni terreur.
SCÈNE V.
Pr USIAS, flaminius, arsinoé, attale,ci.éone, A II A SPE.
s . ARASPE.
‘ e *gneur, de tous côtés le peuple vient en foule;
|, e nioment en moment votre garde s’écoule ;l‘ ’ Sl| ivant les discours qu’ici même j’entends,Prince entre mes mains ne sera pas longtemps ;11 e n puis plus répondre.
PllUSIAS.
ç Allons, allons le rendre,
Précieux objet d’une amitié si tendre,pissons, ma dame, à ce peuple sans foi,las de m’obéir, en veut faire son roi ;
^ haut d’un balcon, pour calmer la tempête,r s es nouveaux sujets faisons voler sa tête.
,, ATTALE.
h seigneur !
PllUSIAS.
C’est ainsi qu’il lui sera rendu :
l’E V, SCENE V. 317
A qui le cherche ainsi, c’est ainsi qu’il est dü.
ATTALE.
Ah ! seigneur, c’est tout perdre, et livrer à sa rageTout ce qui de plus près touche votre courage;
Et j’ose dire ici que votre majestéAura peine elle-même à trouver sûreté.
pausiAS.
Il faut donc se résoudre à tout ce qu’il m’ordonne,Lui rendre Nicomède avecque ma couronne :
Je n’ai point d’autre choix ; et, s’il est le plus fort,Je dois à son idole ou mon sceptre ou la mort.FLAMIJilUS
Seigneur, quand ce dessein aurait quelque justice,Est-ce à vous d'ordonner que ce prince périsse?Quel pouvoir sur ses jours vous demeure permis ?C’est l’otage de Home, et non plus votre fils :
Je dois m’en souvenir quand son père l’oublie.,C’est attenter sur nous qu’ordonner de sa vie ;
J’en dois compte au sénat, et n’y puis consentir.Ma galère est au port toute prête à partir;
Le palais y répond par la porte secrète :
Si vous le voulez perdre, agréez ma retraite ;Souffrez que mon départ fasse connaître à tousQue Rome a des conseils plus justes et plus doux ;Et ne l’exposez pas à ce honteux outrageDe voir à ses yeux même immoler son otage.AltSIXOÉ.
Me croirez-vous, seigneur, et puis-je m’expliquer?PRUSIAS.
Ah ! rien de votre part ne saurait me choquer ;Parlez.
ARSINOÉ.
Le ciel m’inspire un dessein dont j’espèreEt satisfaire Rome et ne vous pas déplaire.
S’il est prêt à partir, il peut en ce momentEnlever avec lui son otage aisément :
Cette porte secrète ici nous favorise.
Mais, pour faciliter d’autant mieux l’entreprise,Montrez-vous à ce peuple, et flattant son courroux,Amusez-le du moins à débattre avec vous ;Faites-lui perdre temps, tandis qu’en assuranceLa galère s’éloigne avec son espérance.
S’il force le palais, et ne l’y trouve plus,
Vous ferez comme lui le surpris, le confus ;
Vous accuserez Rome, et promettrez vengeanceSur quiconque sera de son intelligence.
Vous enverrez après, sitôt qu’il fera jour.
Et vous lui donnerez l’espoir d’un prompt retour,Ou mille empêchements que vous ferez vous-mêmePourront de toutes parts aider au stratagème.Quelque aveugle transport qu’il témoigne aujoui -
11 n’attentera rien tant qu’il craindra pour lui, [d hui.
Tant qu’il présumera son effort inutile.
Ici la délivrance en paraît trop facile ;
Et s’il l’obtient, seigneur, il faut fuir vous et moi :S’il le voit à sa tête, il en fera son roi ;