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Oeuvres de P. et TH. Corneille / précédées de la vie de P. Corneille par Fontenelle et des discours sur la poésie dramatique
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SKHTORIUS, A (' T K V, SCENE Mil.

( Il lui parle à l'oreille,)

Surtout empêchez qu’il ne nommeVieun des ennemis qu’elle m’a faits à Home.

(à Perpcnna.)

' ous, suivez ce tribun ; j’ai quelques intérêtsQ'ù demandent ici des entretiens secrets.

PEBPENNA.

^igneur, se pourrait-il qu’aprés un tel service....poïipée.

en connais l’importance, et lui rendrai justice,liiez.

pebpen s a.

Mais cependant leur haine....

POMPÉE.

C’est assez.

^ suis maître; je parle; allez, obéissez.

SCÈNE VII.

'“OMPÉE, YIRIATE, ARISTIE, TIIAMIRE,ARCAS.

VIJUATE.

Moi, j’accepte la paix que vous m’avez offerte ;C’est tout ce que je puis, seigneur, après ma perte;Elle est irréparable : et, comme je ne voiAi chefs dignes de vous, ni rois dignes de moi.

Te renonce h la guerre ainsi qu’à l’hyménée;Maisj’aime encor l’honneur du troue où je suis née.D’une juste amitié je sais garder les lois,

Et ne sais point régner comme régnent nos rois.S’il faut que sous votre ordre ainsi qu’eux je domine,.le m’ensevelirai sous ma propre ruine :

Mais, si je puis régner sans honte et sans époux,Je ne veux d’héritiers que votre Rome, ou vous ;Vous choisirez, seigneur; ou, si votre allianceNe peut voir mes états sous ma seule puissance,Vons n’avez qu’à garder cette place en vos mains,Et je m’y tiens déjà captive des Romains.

POMPÉE.

Madame, vous avez l’àme trop généreusePour n'en pas obtenir une paix glorieuse;

Et l’on verra chez eux mon pouvoir abattu.

Ou j’y ferai toujours honorer la vertu.

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POMPEE.

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vous offensez pas d’ouïr parler en maître,fande reine; ce n’est que pour punir un traître.Criminel envers vous d’avoir trop écouté''tsolence où montait sa noire lâcheté,

J ’ a > cru devoir sur lui prendre ce haut empire,' >0,| r me justifier avant que vous rien dire :

^ *ais je n’abuse point d’un si facile accès,

‘Cio n’ai jamais su dérober mes succès. [lève,Qnelque appui que son crime aujourd’hui vousen-' e v °os offre la paix, et ne romps point la trêve;

' l ce ux de nos Romains qui sont auprès de vouse, iventy demeurer sans craindre mon courroux.I S* de quelque péril je vous ai garantie,

' e "e veux pour tout prix enlever qu'Aristie,

! fini devant vos yeux, enfin maître de moi,le ra ' l P orte avec j°' e et ma tnain et ma foi.

ne dis rien du cœur, il tint toujours pour elle,j ARISTIE.

l' e "lien savait vous rendre une ardeur mutuelle ;

Pour mieux recevoir ce don renouvelé,

0,| Mîra, seigneur, qu'on me l’avait volé.

SCÈNE VIII.

POMPÉE, ARISTIE, VIIUATE, CEI SIRS,ARCAS, TIIAMIRE.

POMPÉE.

En est-ce fait, Celsus?

CEI.SUS.

Oui, seigneur; le perfideA vu plus de cent bras punir son parricide ;,

Et livré par votre ordre à ce peuple irrité,

Sans rien dire....

POMPÉE.

11 suffit, Rome est en sûreté ;Et ceux qu’à me haïr j’avais trop su contraindre,N’y craignant rien de moi, n’y donnent rien à crain-

(à Viriate.) [dl'C.

Vous, madame, agréez pour notre grand hérosQue ses mânes vengés goûtent un plein repos.Allons donner votre ordre à des pompes funèbresA l’égal de son nom illustres et célèbres,

Et dresser un tombeau, témoin de son malheur,Qui le soit de sa gloire et de notre douleur.

ri x r>K sEKToniEs.