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11 a de la naissance; et, s’il est agissant,
S'il suit des favoris la pente trop commune,Plautine hait en lui ces soins de la fortune :
Son cœur est noble et grand.
ALBIN.
Quoi qu’elle ait de vertu,Vous devriez dans l’àine être un peu combattu.
La nièce de Galba pour dot aura l’empire,
Et. vaut bien que pour elle à ce prix on soupire :Son oncle doit bientôt lui choisir un époux.
Le mérite et le sang font un éclat en vous,
Qui pour y joindre encor celui du diadème....
OTJION.
Quand mon cœur se pourrait soustraire àceque j'ai-Et que pour moi Camille aurait tant de bonté line.Que je dusse espérer de m’en voir écouté,
Si, comme tu le dis, sa main doit faire un maître,Aucun de nos tyrans n’est encor las de l’être ;
Et ce serait tous trois les attirer sur moi,
Qu’aspirer sans leur ordre à recevoir sa foi.
Surtout de Yinius le sensible courage
ferait tout pour me perdre après un tel outrage ,
Et se vengerait même à la face des dieux,
Si j’avais sur Camille osé tourner les yeux.
AI-BIN.
Pensez-y toutefois : ma sœur est auprès d’elle ;
Je puis vous y servir, l’occasion est belle;
Tout autre amant que vous s'en laisserait charmer ;Et je vous dirais plus, si vous osiez l’aimer.othox.
Porte à d’autres qu’à moi cette amorce inutile;
Mon cœur, tout à Plautine, est fermé pour Camille.La beauté de l’objet, la honte de changer,
Le succès incertain, l’infaillible danger,
Tout fait à tes projets d’invincibles obstacles
ALBIN.
Seigneur, en moins de rien il se fait des miracles :
A ces deux grands rivaux peut-être il serait douxD’ôter à Vinius un gendre tel que vous;
Et si l’un par bonheur à Galba vous propose....
Ce n’est pas qu’après tout j’en sache aucune chose ;Je leur suis trop suspect pour s’en ouvrir à moi :Mais si je vous puis dire enfin ce (pie j'en croi,
Je vous proposerais, si j’étais en leur place,ornoN.
Aucun d’eux ne fera ce que tu veux qu'il fasse ;
Et s’ils peuvent jamais trouver quelque douceurA faire que Galba choisisse un successeur,
Ils voudront par ce choix se mettre en assurance,Et n’en proposeront que de leur dépendance.
Je sais... Mais Yinius que j'aperçois venir....Laissez-nous seuls, Albin; je veux l’entretenir.
1, SCÈNE 11.
SCÈNE 11.
VUNIUS, OTJION.
V IMUS.
Je crois (pie vous m’aimez, seigneur, et que ma fdh'Vous fait prendre intérêt en toute ma famille. ,Il en faut une preuve, et non pus seulementQui consiste aux devoirs dont s’empresse un aman 1 ;
11 la faut plus solide, il la faut d’un grand homme,D'un cœur digne en effet de commander à Itoinc-Il ne faut plus l’aimer.
OTHOX.
Quoi ! pour preuve d’amour. •VINIUS:
Il faut faire encor plus, seigneur, en ce grand j< l,,i ;
Il faut aimer ailleurs.
OTIION.
Ah ! que m’osez-vous dire ■’
VINIUS.
Je sais qu’à son hymen tout votre cœur aspire;Mais elle, et vous, et moi, nous allons tous péri 1 ’!Et votre change seul nous peut tous secourir.
Vous me devez, seigneur, peut-être quelque chose ■Sans moi, sans mon crédit qu’à leurs desseinsj’t ) l , "I-acus et Martian vous auraient peu souffert ; [pus 1 ’’
Il faut à votre tour rompre un coup qui me penEEt qui, si votre cœur ne s’arrache à Plautine,
Vous enveloppera tous (leux en ma ruine.
OTIION.
Dons le plus doux espoir de mes vœux accepte*’M’ordonner (pie je change ! et vous-même!
VINIUS.
Ecoulé’
L’honneur que nous ferait votre illustre hymêt ,t ’ t>Des deux que j’ai nommés tient l’ôine si gêiiée>Que jusqu’ici Galba, qu’ils obsèdent tous deuMA refusé son ordre à l’effet de nos vœux.
L'obstacle qu’ils y font vous peut montrersans pe |111Quelle est pour vous et moi leur envie et leur hai ,ie ’
Et qu’aujourd’hui.de l'air dont nousiioiisregardo' 1 ”'
Ils nous perdront bientôt si nous ne les perdu' 11 ’C’est une vérité qu’on voit trop manifeste ;
Et sur ce fondement, seigneur, je passe au resteGalba, vieil et cassé, qui se voit sans entant*’Croit qu’on méprise en lui la faiblesse des ans.
Et qu’on ne peut aimer à servir sous un maîtreQui n’aura pas loisir de le bien reconnaître.
Il voit de toutes parts du tumulte excité :
Le soldat en Syrie est presque révolté ;
Yitellius avance avec la force unie
Des troupes de la Gaule et de la Germanie;
Gequ’il a de vieux corps le souffre avec eniun >Tous les prétoriens murmurenl contre lut -De leur Nvmphidius l’indigne sacrifice