1>E I>AUI-LOUIS COURIER.
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I ‘" faisant payer en chefs-d’œuvre la rançon des villes d’Italie.Courier ne sera point compté parmi les détracteurs denotre révolution, pour avoir écrit sous l’impression d’unpareil spectacle ces éloquentes protestations auxquellesil n’a manqué, pour émouvoir toute l’Europe éclairée etla soulever contre les déprédateurs de l’Italie, que d’êtrerendues publiques à l’époque où elles furent écrites.
« Dites, écrivait-il à son ami Clilewaski, dites à ceux« qui veulent voir Rome, qu’ils se hâtent, car chaque jour« le fer du soldat et la serre des agens français flétrissent« ses beautés naturelles et la dépouillent de sa parure,ic Permis à vous, Monsieur, qui êtes accoutumé au lan-« gage naturel et noble de l’antiquité, de trouver ces« expressions trop fleuries, ou même trop fardées ;n mais je n’en sais point d’assez tristes pour vous peindre« l’état de délabrement, de misère et d’opprobre où est« tombée cette pauvre Rome que vous avez vue si pom-<i peuse, et de laquelle à présent on détruit jusqu’auxjj « ruines. On s’y rendait autrefois, comme vous savez,| « de tous les pays du monde. Combien d’étrangers qui
« n’y étaient venus que pour un hiver, y ont passé toute\ « leur vie P Maintenant il n’y reste plus que ceux qui
« n’ont pu fuir, ou qui, le poignard à la main, cherchent« encore dans les haillons d’un peuple mourant de faim! « quelque pièce échappée à tant d’extorsions et de ra-ce pines. Les monumens de Rome ne sont guère
| « mieux traités que le peuple.Je pleure encore un
| « joli Hermès enfant, que j’avais vu dans son entier,f « vêtu et encapuchonné d’une peau de lion, et portant'■ <' sur son épaule une petite massue. C'était, comme vous
« voyez, un Cupidon dérobant les armes d’Hercule;