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Tome premier.
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AUX DEUX CHAMBRES.

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point de sentinelles à égorger, point de postes àsurprendre; on entre, et, au moyen de mesuressi bien prises, on parvient à saisir une femme,un barbier, un sabotier, quatre ou cinq la-boureurs ou vignerons, et la monarchie estsauvée.

Le dirai-je? les vrais séditieux sont ceux qui entrouvent partout; ceux qui, armés du pouvoir,voient toujours dans leurs ennemis les ennemisdu roi, et tâchent de les rendre tels à force devexations; ceux enfin qui trouvent dans Luynesdix hommes à arrêter, dix familles à désoler, àruiner de par le roi; voilà les ennemis du roi.Les faits parlent, messieurs. Les auteurs de cesviolences ont assurément des motifs autres quel’intérêt public. Je n’entre point dans cet examen;j’ai voulu seulement vous faire connaître nosmaux, et par vous, s’il se peut, en obtenir la fin.Mais je ne vous ai pas encore tout dit, mes-sieurs.

Nos dix détenus, soupçonnés d’avoir mal parlé,le tribunal de Tours déclarant qu’il n’était pasjuge desparoles, furent transférés à Orléans. Pen-dant qu’on les traînait de prison en prison, d’au-tres scènes se passaient à Luynes. Une nuit, onmet le feu à la maison du maire. Il s’en fallut peuque cette famille, respectable à beaucoup d’é-gards, ne pérît dans les flammes. Toutefois lessecours arrivèrent à temps. Là-dessus gendarmes