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Tome premier.
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7 O LETTRES

à la cour. Le vilain acquiert seulement le sol, etn’en demande pas davantage, content de pos-séder la glèbe à laquelle il fut attaché ; il la faitvaloir à sa mode, c’est-à-dire par le travail. Or ,plus la glèbe est divisée, plus elle s’améliore etprospère. C’est ce que l’expérience a prouvé.Telle terre, vendue il y a vingt-cinq ans, est àcette heure partagée en dix mille portions, quivingt fois out changé de mains depuis la pre-mière aliénation , toujours de mieux en mieuxcultivée ( on le sait: nouveau propriétaire, nou-veau travail, nouveaux essais ) ; le produit d’au-trefois ne paierait pas l’impôt d’aujourd’hui. Re-composez un peu l’ancien fief par les procédésindiqués dans le Conservateur , et que chaqueportion retourne du propriétaire laboureur à cebon seigneur adoré de ses vassaux dans son châ-teau , pour être substitué à lui et à ses hoirs , demâle en mâle , à perpétuité ; ses hoirs ne labou-reront pas , ses vassaux peu. Plus d’industrie.Tout ce qui maintenant travaille se fera laquais ,ou mendiant, ou moine, ou soldat, ou voleur.Monseigneur aura ses pacages et ses lods et ven-tes , avec les grâces de la cour. Bientôt reparaî-tront les créneaux; puis les ronces et les épines,et puis les forêts, les druides de M. de Marcellus ;et la terre alors sera détruite.

Ils ne songent pas, les bonnes gens qui veu-lent maintenir toutes choses intactes , qu’à Dieu