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Tome premier.
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AU RÉDACTEUR DU CENSEUR. I 13

l’ame île la politique, et la publicité n’est bonneque pour le public.

Voilà une partie de ce qu’on eut pu répondreaux orateurs de gauche, admirables d’ailleursdans tout ce qu’ils ont dit pour la défense de nosdroits, et forts sur la logique autant qu’imper-turbables sur la dialectique. Leurs discours se-ront des monumens de l’art de discuter , d’é-claircir la question ; réfuter les sophismes ,analyser, approfondir. Courage, mes amis, cou-rage, les ministres se moquent de nous; maisnous raisonnons bien mieux qu’eux. Ils nousmettent en prison, et nous y consentons ; maisnous les mettons dans leur tort, et ils y consen-tent affesi. Que cette poignée de protégés du gé-néral Foy nous lie, nous dépouille, nous égorge ;il sera toujours vrai que nous les avons menésdelà belle manière; nous leur avons bien ditleur fait, sagement toutefois , prudemment, dé-cemment. La décence est de rigueur clans un gou-vernement constitutionnel.

Mais ce qui m’étonne de ces harangues si bellesdans le Moniteur, si bien déduites, si frappantespar le raisonnement, qu’il ne semble pas qu’onpuisse répliquer un mot; ce qui me surprend;c’est de voir le peu d’effet qu’elles produisent surles auditeurs. Nos Cicérons, avec toute leur élo-quence , n’oqt guère persuadé que ceux qui, avantde les entendre, étaient de leur avis. Je sais la

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