LETTRES
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des coups de fusil. Ne comptant plus pour lesdéfendre sur le génie de l’empereur, ni sur l'hé-roïque valeur de son invincible garde, ils pren-dront le parti de se défendre eux-mêmes; fâcheuserésolution , comme vous savez bien, qui déroutela tactique, empêche de faire la guerre par raisondémonstrative, et suffit pour déconcerter les plansd’attaque et de défense le plus savamment com-binés. Alors, si vous êtes sages, rappelez-vousl’avis que je vais vous donner. Lorsque vous mar-cherez en Lorraine, en Alsace, n’approchez pasdes haies, évitez les fossés, n’allez pas le long desvignes; tenez-vous loin des bois, gardez-vousdes buissons, des arbres , des taillis , et méfiez-vous des herbes hautes; ne passez point tropprès des fermes, des hameaux, et faites le tourdes villages avec précaution; car les haies, lesfossés, les arbres, les buissons, feront feu survous de tous côtés, non feu défilé ou de peloton,mais feu qui ajuste, qui tue; et vous ne trouve-rez pas, quelque part que vous alliez, une hutte,un poulailler qui n’ait garnison contre vous. N’en-voyez point de parlementaires , car on les retien-dra ; point de détachemens, car on les détruira ;
point de commissaires, car.Apportez de quoi
vivre ; amenez des moutons, des vaches , des co-chons, et puis n’oubliez pas de les bien escorterainsi que vos fourgons. Pain, viande, fourrageet le reste, ayez provision de tout; car vous ne