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Tome premier.
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A TOUBS.

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Si je me présentais pour voter à Paris, où onme dit domicilié, le préfet de Paris, sans douteaussi scrupuleux que celui-ci, ne manqueraitpas de me dire : Vous êtes Tourangeau, allez vo-ter à Tours ; vous n’avez point ici de domicileélu, votre établissement est à Luynes. Et si jecontestais, il me présenterait une pièce impri-mée , signée de moi, connue de tout le monde àParis. C’est la pétition que j’adressai en 1816 auxdeux Chambres, en faveur de la commune deLuynes, et qui commence par ces mots : Je suisTourangeau, j’habite Luynes. Vous voyez bien,lltê dirait-il, que quand vous parliez de la sortepour les habitans de Luynes, persécutés alorset traités en ennemis par les autorités de cetemps, vous vous regardiez comme ayant parmieux votre domicile. Montrez-moi que depuis vousavez transporté ce domicile à Paris, et je vous ylaisse voter. Le préfet de Paris me tenant ce lan-gage, aurait quelque raison; les ministres l’ap-prouveraient indubitablement, et le public nepourrait le blâmer. Mais ici le cas est différent ,j’en ai donné ci-dessus la preuve, et n’ai pas be-soin d’y revenir; j’y ajouterai seulement que, pourm’ôter mon domicile et le droit de voter dans cedépartement où est mon manoir paternel , ilfaudrait me prouver que j’ai fait élection de do-micile ailleurs, et non le dire simplement ; aulieu que ma négative suffit quand on n’y oppose