A TOURS. I 37
vous faire sentir le ridicule de ce qu’on exige demoi. La chose parle d’elle-même. Je n’ai vu per-sonne qui ne fût choqué de l’absurdité de tellesdemandes , et affligé en même temps de la figureque font faire au gouvernement ceux qui em-ploient , en son nom , de si pitoyables finesses,en- le servant, à ce qu’ils disent. Dieu nous pré-serve, vous et moi, d’être jamais servis de lasorte! Non , parmi tant d’individus qui dans leschoses de cette nature diffèrent d’opinion pres-que tous, et desquels on peut dire avec justeraison , autant de tètes, autant d’avis et de façonsde voir toutes diverses, je n’en ai pas trouvé unseul qui pût rien comprendre aux prétextes donton se sert pour m’écarter de fasse mblëe électo-rale. Et par quelle raison veut-on m’en éloigner?Que craint-on de moi qui, depuis trente ans,ayant vu tant de pouvoirs nouveaux, tant degouvernemens se succéder, me suis accommodéà tous, et n’en ai blâmé que les abus, partisandéclaré de tout ordre établi, de tout état dechoses supportable, ami de tout gouvernement,sans rien demander à aucun? D’où peut venir,messieurs, ce système d’exclusion dirigé contremoi, contre moi seul? car je ne crois pas qu’onait fait à personne les mêmes difficultés, et j’ailieu de penser que des lettres imprimées, et enapparence adressées à tous les électeurs de cedépartement , ont été composées pour moi. Par