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te met donc ces idées dans la tête? tu ne sais ceque tu dis. Tu rêves, mon ami; ou bien tu n’en-tends pas la distinction des classes. Moi, noble ,ton lieutenant, je suis de la haute classe. Toi,fils de mon fermier, tu es de la basse classe. Com-prends-tu maintenant? Or, il faut que chacundemeure dans sa classe; autrement ce serait undésordre, une cohue; ce serait la révolution. —Pardon, mon lieutenant; rëpondez-moi, je vousprie. Vous voulez, j’imagine, devenir capitaine.—Oui. —Colonel ensuite? — Assurément. —Etpuis général? — A mon tour. — Puis maréchal deFrance? — Pourquoi non ? Je peux bien l’espérercomme un autre. — Et moi, je reste sergent? —Quoi? ce n’est pas assez pour un homme de tasorte, né rustre, fils d’un rustre. Souviens-toidonc, mon cher, que ton père est paysan. Tuvoudrais me commander peut-être? — Mon lieu-tenant, le maréchal duc de.... qui nous passe enrevue, est fils d’un paysan ? —On le dit.— Il vouscommande. —Eh! vraiment c’est le mal. Voilà ledésordre qu’a produit la révolution. Mais on yremédiera, et bientôt, j’en suis sûr, mon oncleme l’a dit, on arrangera cela en dépit de Benja-min, qui sera pendu le premier, si nous ne l’as-sommons tout-à-l’heure. Viens,'Francisque, monami, mon frère de lait, mon camarade; viens ,sabrons tous ces vilains avec leur Benjamin. Iln’y a point de danger; tu sais bien qu’à Paris ils