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Tome premier.
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LETTRES PARTICULIÈRES.

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sersj mais à quoi sers-je? A rien, bonhommePaul. Tout cela nous ennuie , et nous fait regretterle pays dans nos casernes. Ah! Yéretz, ah! Syl-vine ! ah ! mes boeufs, mes beaux bœufs ! Fauveauà la raie noire, et l'autre qui avait une étoilesur le front! Vous en souvient-il, bonhommePaul ?

Là-dessus, sans répondre, je lui glisse ce mot:Sais-tu bien ce qu’on m’a dit de toi? Mais je n’encrois rien. Je me suis laissé dire que tu voulaisnous sabrer.—Moi, vous sabrer, bonhomme!Quiconque vous l’a dit est un.... — Oui, mon ami,c’est un gazetier censuré.

Mais que fais-tu ? Comment te trouves-tu àton régiment? Es-tu content, dis-moi, de teschefs ? — Fort content, bonhomme, je vous jure.Nos sergens et nos caporaux sont les meilleuresgens du monde. Voilà là-bas Francisque, notresergent-major, brave soldat, bon enfant; il a faitles campagnes d’Egypte et de Russie, et il faitaujourd’hui sa première communion. — Tout debon? — Oui vraiment; c’est aujourd’hui le nu-méro cinq, demain ce sera le numéro six.—Comment? que veux-tu dire ?—Nous commu-nions par numéros de compagnie, la droite entète. — Fort bien. Tes officiers? — Mes officiers?Ma foi, je ne les connais guère. Nous les voyonsà la parade. Nous autres soldats, bonhommePaul, nous ne connaissons que nos sergens. Ils