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Tome premier.
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SIMPLE DISCOURS

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différence, et les fils de banquiers, de juges, denégocians, n’ont aucun avantage sur lui; maisil en aura lui beaucoup, sorti de là, sur tousceux qui n’auront pas reçu cette éducation. Il11’est, vous le savez, meilleure éducation que celledes écoles publiques, ni pire que celle de la cour.Ah ! si au lieu de Chambord pour le duc de Bor-deaux, on nous parlait de payer sa pension au col -lége ( et plût à Dieu qu’il fût en âge, que je l’ypusse voir de mes yeux) s’il était question de cela,de bon cœur j’y consentirais et voterais ce qu’onvoudrait, dût-il m’en coûter ma meilleure coupede sainfoin : il ne nous faudrait pas plaindrecette dépense; il y va de tout pour nous. Un roiainsi élevé ne nous regarderait pas comme sapropriété, jamais ne penserait nous tenir à chep-tel de Dieu ni d’aucune puissance.

Mais à Chambord qu’apprendra-t-il? ce quepeuvent enseigner et Chambord et la cour. Là,tout est plein de ses aïeux. Pour cela précisémentje ne l’y trouve pas bien, et j’aimerais mieuxqu’il vécût avec nous qu’avec ses ancêtres. Là, ilverra partout les chiffres d’une Diane, d’une Châ-teaubriant, dont les noms souillent encore cesparois infectées jadis de leur présence. Les inter-prètes, pour expliquer de pareils emblèmes, nelui manqueront pas, on peut le croire; et quellesinstructions pour un adolescent destiné à régner !Ici, Louis, le modèle des rois, vivait ( c’est le mot