DE PAUL-LOUIS.
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moitié de cette constance, nos greniers chaqueannée rompraient. Il n’est affront, dédain, outrageni mépris qui le puissent rebuter. Econduit, il! insiste; repoussé, il tient bon : qu’on le chasse, ilj revient : qu’on le batte, il se couche à terre. Frappe ,j mais écoute et donne. Du reste, prêt à tout. Onj est encore à inventer un service assez vil,une ac-; tion assez lâche, pour que l’homme de cour, jene dis pas s’y refuse, chose inouie, impossible ,mais n’en fasse point gloire et preuve de dévoue-ment. Le dévouement est grand à la personned’un maître. C’est à la personne qu’on se dévoue,au corps, au contenu du pourpoint, et mêmequelquefois à certaines parties de la personne,ce qui a lieu surtout quand les princes sontjeunes.
La vertu semble avoir des bornes. Cette grandehauteur, qu’ont atteinte certaines âmes, paraîten quelque sorte mesurée. Caton et Washingtonj montrent où peut s’élever le plus beau, le plusnoble de tous les sentimens, c’est l’amour du, pays et de la liberté. Au-dessus on ne voit rien.Mais le dernier degré de bassesse n’est pas connu;et ne me citez point ceux qui proposent d’acheterdes châteaux pour les princes, d’ajouter à leur, garde une nouvelle garde; car on ira plus bas, eteux-mêmes demain vont trouver d’autres inven-tions qui feront oublier celles-là.
Vous, quand vous aurez vu les riches demander,