DE PAUL-LOUIS.
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donnent vos amans? Autant, répartit celle-ci ,sans s’émouvoir, autant que vous donnez auxvôtres. Et la chronique ajoute : les maris étaientlà. Elles étaient mariées; ce qui s’explique peut-être en disant que chacune était la femme d’unhomme, et la maîtresse de tous. Il y a de pareilstraits une foule. Ce roi eut un ministre, entreautres, qui, aimant fort les femmes, les voulutavoir toutes ; j’entends celles de la cour qui envalaient la peine : il paya et les eut. Il lui en coûta.Quelques-unes se mirent à haut prix, connais-sant sa manie. Mais enfin il les eut toutes comme41 voulut. Tant que, voulant avoir aussi celle duroi, c’est à-dire, sa maîtresse d’alors, il la fit mar-chander , dont le roi se fâcha et le mit en prison.S’il fit bien, c’est un point que je laisse à juger;mais on en murmura. Les courtisans se plaignirent.Le roi veut, disaient-ils, entretenir nos femmes,
c.avec nos sœurs, et nous interdire ses... ; je ne
vous dis pas le mot; mais ceci est historique , et,si j’avais mes livres , je vous le ferais lire. Voilà cequi fut dit, et prouve qu’il y avait du moins quel-; que espèce de communauté, nonobstant les ma-riages et autres arrangemens.
Une telle vie, mes amis, vous paraît impossibleà croire Vous n’imaginez pas que, dans de pa-reils désordres, une famille, une maison subsis-tent, encore moins qu’il y eût jamais un lieu oùtout le monde se conduisît de la sorte. Mais quoi?