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PROCÈS
Et voilà comme généralement on explique lapersécution élevée contre cette brochure, augrand étonnement des gens les plus sensés duparti même qu’elle attaque. Répandue dans lepublic, elle est venue aux mains de quelquespersonnages comme Jean de Broë, mais placésau-dessus et en pouvoir de nuire, qui, aux seulsmots de métier , de layette , de bavette , sans exa-miner autre chose, aussi incapables d’ailleurs degoût et de discernement, que d’aucune penséetant soit peu généreuse, crurent l’occasion bellepour déployer du zèle, et crièrent outrage auxpersonnes sacrées. Mais on se moqua d’eux, ilfallut renoncer à cette accusation. Un duc,homme d’esprit, quoique infatué de son nom,trouva ce pamphlet piquant, le relut plus d’unefois, et dit : Voilà un écrivain qui ne nous flattepoint du tout. Mais d’autres ducs ou comtes, etle sieur Siméon, qui ne sont pas gens à rien lire,ayant ouï parler seulement du peu d’étiquetteobservée dans cette brochure, prirent feu là-dessus, tonnèrent contre l’auteur, comme ceprésident qui jadis voulut faire pendre un poètepour avoir tutoyé le prince dans ses vers. Simaître Jean a des aïeux, s’il descend de quel-qu’un, c’est de ce bon président, et si vous riensortez, vous en, devez sortir ‘, maître Jean Broé.
1 Boileau.