DE PAUI.-LOUIS COUBIER.
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rait trouver dans les pages incriminées un délitd’outrage à la morale publique; et l’accusationdoit à l’excès même de son absurdité l’avantagede surprendre son adversaire et de le trouver dé-sarmé.
Soyons juste, toutefois, et, après avoir écoutél’orateur du ministère public, reconnaissons quel’embarras de l’accusation a dû surpasser encorel’embarras de la défense. Vous en pouvez jugerpar le soin avec lequel on a constamment évitéd’aborder la question. Vous aviez imaginé, sansdoute, que, dans une accusation d’outrage à lamorale publique , on allait commencer par définirla morale publique; et puis expliquer commentl’auteur l’avait outragée. Point du tout. Vousavez entendu de nombreux mouvemens oratoi-res; d’éloquentes amplifications sur le clergé, surla noblesse, sur FrançoisI er , sur Louis XIV, surle duc de Bordeaux, sur Chambord; des person-nalités amères ( et beaucoup trop amères ) contrel’écrivain inculpé.... mais de la morale publique ,pas un mot : tout se trouve traité dans le réqui-sitoire du ministère accusateur, hormis l’accu-sation.
Ainsi, je me félicitais d’avoir enfin à défendre,en matière de délits de la presse, une cause étran-gère à la politique. « Du moins, me disais-je, jene serai plus condamné à traiter ces questionssi délicates, que l’on n’aborde qu’avec inquié-