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lection des députés, et la recomposition de lagrande propriété?
C’est insulter la nation que de prétendre quelleabandonne à ses préfets le choix de ses législa-teurs ? Toujours des reproches étrangers à la ques-tion! Mais qu’a donc écrit ici M. Courier, que legouvernement lui-même n’ait dit cent fois à latribune? Les ministres ne nous ont-ils pas sou-vent entretenus de la nécessité de donner augouvernement de l’influence dans les élections?Et comment le gouvernement exerce-t-il cetteinfluence? Par ses agens , apparemment? Et cesagens, qui sont-ils, dans les départemens? Lespréfets! qu’a donc dit M. Courier?
Fous offensez les Chambres , en les supposantdisposées à faire des lois pour ôter le pain aulaboureur. Encore une accusation étrangère auprocès, car nous ne sommes point accusés d’of-fense envers les Chambres, mais d’outrages à lamorale publique.
Je répondrai d’un seul mot : Si les Chambresse croyaient offensées , elles avaient droit de ren-dre plainte et de provoquer des poursuites. Ellesne l’ont pas fait: elles ne se sont donc pas jugéesoffensées; et vous, vous n’avez pas droit, quandelles gardent le silence, de devancer leur plainteet d’agir sans leur provocation.
Avant de quitter cette discussion, je veux,messieurs les Jurés, vous proposer une épreuve