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Tome premier.
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DE PAUL-LOUIS COURIER. 267

ces raisons, et prit patience en enrageant de nepouvoir au moins répondre, et confondre lemauvais sens de ses accusateurs, chose facile as-surément; car, s’il n’eiit mieux aimé déférer encela aux conseils des gens sages qui lui veulentdu bien, soit par attachement personnel, ou con-formité de principes, il eût prononcé ce discours,ou quelque chose d’approchant :

Messieurs ,

Dans ce que vous a dit M. l’avocat-général, jecomprends ceci clairement. Il désapprouve lestermes dont je me suis servi pour désigner lasource, respectable selon lui, très impure selonmoi, des fortunes de cour, et la manière aussidont j’ai parlé des grands dans l’imprimé qu’ilvous dénonce comme contraire à la morale, scan-daleux , licencieux, horrible. Pour moi, aux pre-mières nouvelles d’une pareille accusation, à la-quelle je m’attendais peu, sûr de mon intention,n’ayant à me reprocher aucune pensée qui mé-ritât ce degré de blâme , je crus d’abord qu’aisé-ment j’avais pu me méprendre sur le sens de quel-ques mots, et donner à entendre une chose pourune autre, en expliquant mal mes idées. Car,comme savent assez ceux qui se mêlent un peude parler ou d’écrire, rien n’est si rare que l’ex-pression juste ; on dit presque toujours plus oumoins qu’on 11e veut dire, et par l’exemple même