DK PAUL-LOUIS COUlilER.
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voir osé le publier; car cela même est expriméou sous-entendu dans l’imprimé qu’on vous dé-nonce, et où je soutiens, bien ou mal, que lemonde actuel vaut au moins celui d’autrefois, cequi suppose que je vous préfère aux conseillersde chambre ardente, aux juges d’Urbain Gran-dier, de Fargue, aux Laubardemont, aux d’Op-pède,vous croyant plus instruits, plus justes, etmême.oui, messieurs, moins esclaves du pou-
voir. Est-ce donc à vous de m’en dédire, de meprouver que je m’abusais, et serais-je , par vous,puni de vous avoir estimés trop? J’aurais meilleurmarché, je crois,des morts dont j'ai médit, si lesmorts me jugeaient, que des vivans loués parmoi. Tous les écoliers de Ramus, revenant aumonde aujourd’hui, conviendraient sans peineque les nôtres en savent plus qu’eux , et sontplus sages; car au moins ils ne tuent pas leursprofesseurs. Les dames galantes de Brantôme,,en avouant la vérité de ce que j’ai dit d’elles,s’étonneraient du soin qu’on, prend de leur répu-tation. Si j’osais évoquer ici, par un privilèged’orateur, l’ombre du grand Laubardemont, dece zélé, de ce dévoué procureur du roi en sontemps, il prendrait mon parti contre son succes-seur; il serait avec moi contre vous, monsieurl’avocat-général, et vous soutiendrait que vouset nous en tout vivons mieux que nos anciens,comme je l’ai dit, le redis, et le dirai, dussiez-