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Tome premier.
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QUE L’ON EMPÊCHE DE DANSEE. 313

proprement bâties et meublées. Cherchant alorsces animaux dont il a fait la description, il neles trouverait nulle part, et sans doute béniraitla cause, quelle qu’elle soit, d’un si grand, siheureux changement.

Les fêtes d’Azai étaient célèbres, entre toutescelles de nos villages, attiraient un concours demonde des champs, des communes d’alentour.En effet, depuis que les garçons, dans ce pays,font danser les filles, c’est-à-dire depuis le tempsque nous commençâmes d’être à nous, paysansdes rives du Cher, la place d’Azai fut toujoursnotre rendez-vous de préférence pour la danseet pour les affaires. Nous y dansions commeavaient fait nos pères et nos mères, sans que ja-mais aucun scandale, aucune plainte en fût ave-nue , de mémoire d’homme, et ne pensions guère,sages comme nous sommes, ne causant aucuntrouble, devoir être troublés dans l’exercice dece droit antique, légitime, acquis et consacrépar un si long usage, fondé sur les premières loisdelà raison et du bon sens; car, apparemment,c’est chez soi qu’on a droit de danser, et où lepublic sera-t-il, sinon sur la place publique? Ounous en chasse néanmoins. Un firman du préfet,qu’il appelle arrêté, naguère publié, proclaméau son du tambour, Considérant , etc., défendde danser à l’avenir, ni jouer à la boule ou auxquilles , sur ladite place, et ce, sous peine de pu-