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Tome premier.
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PAMPHLET DES PAMPHLETS. - /|[g

si vous vous repentez, Dieu vous pardonnera(tant sa miséricorde est grande ! ) dans l’autreinonde. Allez, mon bon monsieur, et ne péchezplus; allez à Sainte-Pélagie.

Voilà comme il me consolait. Monsieur, luidis-je, de grâce encore une question. Deux, medit-il, et plus, et tant qu’il vous plaira, jusqu’àquatre heures et demie, qui, je crois , vont son-ner. Bien, voici ma question. Si, au lieu de cepamphlet sur la souscription de Chambord ,j’eusse fait un volume , un ouvrage , l’auriez-vous condamné ? Selon. J’entends, vous l’eussiezlu d’abord pour voir s’il était condamnable.Oui, je l’aurais examiné. Mais le pamphlet, vousne le lisez pas ! Non , parce que le pamphlet nesaurait être bon. Qui dit pamphlet, dit un écrittout plein de poison. De poison ? Oui, monsieur,et de plus détestable, sans quoi on ne le liraitpas. S’il n’y avait du poison? Non, le monde estainsi fait ; on aime le poison dans tout ce quis’imprime. Votre pamphlet que nous venons decondamner, par exemple, je ne le connais point ;je ne sais, en vérité, ni ne veux savoir ce quec’est, mais on le lit ; il y a du poison. M. le pro-cureur du roi nous l’a dit, et je n’en doutais pas.C’est le poison, voyez-vous, que poursuit la jus-tice dans ces sortes d’écrits. Car autrement lapresse est libre ; imprimez, publiez tout ce quevous voudrez, mais non pas du poison. Vous avez