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Tome troisième.
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l8 LETTRES INÉDITES,

Vous ne sauriez imaginer ce qu’il m’en a coûtéde peines et de mortifications pour n’avoir pas sudanser, je n’en suis pas encore délivré. Combienon est sensible sur l’article de la vanité ! J’espèrepourtant me mettre au-dessus de ces petites pué-rilités. A quoi donc m’auraient servi mes livres simon cœur était encore sensible à ces atteintes,qui ne peuvent passer que pour de légères pi-qûres, en comparaison de ce qui m’attend par lasuite ? J’ai pourtant pris un maître qui me trouvetoutes les dispositions du monde, mais que j’a-bandonnerai sans doute comme j’ai déjà fait vingtfois.

[Au printemps de cette année 1794, Courier quitta la garnisonde Thionville pour être employé à l’armée de la Moselle, qu’iljoignit au camp de Blies-Caslel. Ce fut alors que pour la premièrefois il vit la guerre et apprit à coucher au bivouac à côté de sescanons.

Après l’occupation de Trêves, qui eut lieu le 9 août, il fut ap-pelé au grand parc de l’armée, et chargé d’organiser un atelierpour la réparation des armes. Il s’établit à cet effet dans un vastemonastère que les moines avaient abandonné, et prit pour lui le lo-gement de l’abbé; c’était un appariement magnifique, meublé detout ce que le luxe et la commodité peuvent rassembler. Il usa detout avec discrétion, et veilla à ce que ses soldats ne commissentaucun désordre. Il serait curieux de lire les lettres qu’il a pu écrirede ce lieu, mais on n’a pu en retrouver aucune.